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Déclaration de Niamey finale de la concertation entre acteurs pour la reconnaissance des systèmes semenciers paysans en Afrique de l’Ouest, le 08 avril 2021 à Niamey au Nige

Nous, paysans (nes), Délégué (es) des Comités Ouest Africains des Semences Paysannes (COASP), du Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (ROPPA), des Associations, des ONGs nationales et internationales, des Points Focaux TIRPAA, des Défenseurs des droits humains, des Citoyens (nes) venus de sept (7) pays de l’Afrique de l’Ouest (Benin, Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Togo et Sénégal) et de l’Afrique centrale (Tchad), participants à l’atelier de formation et de concertation pour la reconnaissance des systèmes semenciers paysans organisé par le COASP, du 06 au 08 Avril 2021, au Centre Régional Agrhymet de Niamey (Niger), faisons la déclaration dont la teneur suit :

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UNE RECETTE À LA FRANÇAISE: Une pincée d'agroécologie

Depuis 10 ans, la France montre un intérêt croissant pour le modèle agroécologique et l'intègre dans les lois régissant son action et ses financements dans l’agriculture à l’international. En parallèle, et en contradiction avec ces engagements, la France fait la promotion à l’international d’un modèle agro-industriel à fortes externalités sociales, économiques et environnementales négatives

Alors que le consensus scientifique appelle à une nécessaire et urgente transformation des systèmes alimentaires pour s’attaquer aux causes profondes de la faim, la France ne doit pas faire fausse route. Il n’est plus possible de soutenir en parallèle ces deux modèles agricoles, agriculture industrielle d’un côté et agroécologie de l’autre. Ils sont aux antipodes l’un de l'autre et ne sont en aucun cas complémentaires.

Le CCFD Terre solidaire, Oxfam et Action contre la faim ont donc décidé de comparer la réalité des soutiens financiers agricoles français avec les engagements politiques pris sur le sujet. Les résultats de l’étude sont édifiants. Seuls 13,3% des soutiens financiers français engagés entre 2009 et 2018 à destination des pays éligibles à l’APD ont réellement bénéficié à la transformation agroécologique.

Ce rapport est préfacé par Mariam SOW, secrétaire exécutive d’Enda Pronat, et par Michael Fakhri, rapporteur spécial du droit à l’alimentation.

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