"Environnement Développement Action pour la Protection Naturelle des Terroirs"
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23 Mai 2020

Le Groupe de Dialogue Social et Politique (GDSP)

Les Acteurs Non Etatiques (ANE) du Sénégal ont entrepris de constituer le Groupe de Dialogue Social et Politique (GDSP) en 2014. Ce groupe a une mission : (i) d’interface, de mobilisation et de facilitation du dialogue entre les acteurs de la société civile et les décideurs étatiques, et (ii) d’information et de communication sur l’état d’avancement et l’évaluation du Programme National d’Investissement Agricole, de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN) et géralement sur les politiques agricoles.
Le GDSP constitue le troisième pilier du dispositif institutionnel de gouvernance du PNIASAN, après le comité de pilotage placé sous l’autorité de la primature et le comité technique coordonné par la Direction de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques Agricoles (DAPSA) et chargé de l’exécution du Programme.
Il regroupe toutes les organisations (OP, SC et Privés) légalement reconnues manifestant leur intérêt à intégrer le groupe. Il se veut un cadre ouvert et son fonctionnement repose sur plusieurs composantes dont l’Assemblée Générale, le Comité Technique et le Comité Directeur.
Conscients de leurs rôles et responsabilités dans les transformations sociales et économiques de l’Agriculture, les Organisations de Producteurs et de la Société civile, à travers le Groupe de Dialogue Social et Politique (GDSP) se sont impliquées significativement dans le processus de formulation (démarré en février 2017) du PNIASAN.
Pour y arriver, le GDSP a mené plusieurs activités, notamment l’animation de cinq ateliers zonaux (zones agro-écologiques) de concertations avec les producteurs, éleveurs, pêcheurs,… et de plusieurs rencontres du comité technique pour la finalisation des propositions. Plus de 200 OP/OSC ont participé à l’ensembre des concertations et consultations parmi lesquelles 63 organisations de femmes.
Ce travail a permis de réaliser un bilan sommaire des programmes de développement actuels et passés et d’identifier les investissements prioritaires en valorisant et en prenant en compte les potentialités, les spécificités et la vocation économique des territoires. Un atelier national sur le rôle des jeunes et des femmes dans l’agriculture a permis de compléter ces consultations.
L’ensemble des contributions ont été synthétisées dans le document de propositions des OP et de la SC qui a été partagé avec le gouvernement en septembre 2017.
Ces contributions ont permi de définir une vision partagée qui devra régir les interventions du GDSP dans le cadre spécifique du PNIASAN : « Pour des investissements qui améliorent durablement les capacités des exploitations familiales, à nourrir le Sénégal et à contribuer à la création d’emplois et de richesses aux différents niveaux et dont la gouvernance est inclusive, transparente et équitable. »
Cette vision est déclinée en quatre axes stratégiques qui constituent les principales orientations du GDSP et sur lesquelles devront porter les interventions :
Axe stratégique 1 : ⇒ Gouvernance du secteur agricole et financement de l’Agriculture familiale
Meilleure prise en compte des besoins spécifiques et des préoccupations des acteurs de la base ; Meilleure participation des organisations paysannes (OP) et de la société civile (SC) à toutes les étapes d’exécution des politiques publiques ; Choix des secteurs et des cibles d’investissement fait de manière inclusive et selon des principes d’équité entre les secteurs, les acteurs et les zones.
Axe stratégique 2 : ⇒ Amélioration de la production et de la productivité des Exploitations Familiales + La promotion de Chaines de valeurs inclusives et créatrices de richesses pour les EF
Amélioration des capacités des exploitations familiales, base du développement agricole au Sénégal, par un meilleur accompagnement et une plus grande accessibilité aux facteurs de production
Axe stratégique 3 : ⇒ Résilience des exploitations familiales
Valorisation de l’agriculture familiale et des pratiques agroécologiques pour contribuer à la préservation des ressources naturelles et à la promotion de systèmes de production diversifiés et durables
Axe stratégique 4 : ⇒ Sécurité alimentaire et nutritionnelle
Soutien prioritaire aux exploitations familiales, à la diversification de leur production et de leur alimentation, à la promotion des productions à haute valeur nutritionnelle, à la promotion de la consommation des produits locaux. Favoriser l’accès des exploitations familiales à l’éducation, à l’eau potable, aux soins de santé et à l’assurance agricole.
Après des mois de réflexion et de plaidoyer, l’intégration des propositions du GDSP dans le PNIASAN semble en bonne voie, ce qui ne garantit pas pour autant leur mise en œuvre effective. Les Organisations de producteurs et la société civile, à travers le GDSP, vont donc devoir continuer à travailler pour avoir un rôle actif et reconnu dans la socialisation du PNIASAN auprès des populations, l’animation du dialogue politique au niveau local, la participation au suivi-évaluation de la mise en œuvre du PNIASAN, la collecte de données et la transmission des préoccupations des organisations de base pour continuer la revue annuelle du secteur agricole. Il est prévu pour cela que l’Etat dégage une ligne budgétaire permettant au GDSP de jouer son rôle sur le terrain.
Enda Pronat est dans le GDSP depuis sa création, en tant que membre de l’AG et du Comité Technique, et participe aux différents ateliers et réunions.
Plus d’informations sur le GDSP, contactez le CNCR qui préside le GDSP :
(+221) 33 827 74 53 ; cncr@cncr.org ; http://www.cncr.org/

23 Mai 2020

Alliance pour l’Agroécologique en Afrique de l’ouest

L’Alliance pour l’Agroécologie en Afrique de l’Ouest (3AO) est une plateforme de coordination et de relais d’information compo- sée d’organisations paysannes, d’instituts de recherche/univer- sités, d’ONG internationales et de mouvements sociaux. Elle a pour objectif de promouvoir et d’accompagner une transition agroécologique en Afrique de l’Ouest pour garantir des moyens d’existence résilients, durables et adaptés aux nouveaux enjeux agricoles ouest-africains. À travers une série d’actions concrètes et concertées, 3AO vise à renforcer les synergies entre diffé- rents organismes et échelles d’action pour accentuer la force du plaidoyer, la visibilité du mouvement, et l’impact des initiatives agroécologiques. ENDA PRONAT , membre fondateur de cette alliance joue un rôle fondamentale dans la promotion de l’agroécologie au Sénégal.

NB : 3AO n’est pas un mécanisme de financements, mais un dispo- sitif de coopération intersectorielle.

En savoir plus: 3AO_brochure planche (1)

23 Mai 2020

Synergie Genre

Cette dynamique de rencontres inter-ONG sur le genre a débuté par une réunion de partage les 22 et 23 novembre 2016 au siège du Réseau des Organisations Paysannes et Pastorales du Sénégal (RESOPP – partenaire Eclosio) à Thiès, où des représentant-e-s d’Eclosio (ex ADG), Broederlijkdelen (BD), Coopération pour le développement des pays émergents (COSPE), et Enda Pronat / Le Monde Selon les Femmes étaient présent-e-s, ainsi que des représentant-e-s de leurs partenaires de terrain, leaders paysan-ne-s des zones agroécologiques du Sénégal.

Cet événement reflétait la volonté de mettre en place une synergie pour l’équité de genre, et une meilleure prise en compte du genre dans les actions de terrain auprès des bénéficiaires des différentes organisations.

Puis chacun-e est reparti-e dans ses activités. Finalement, c’est lors du forum des acteurs belges de mars 2017 que les organisations ont décidé de reprendre l’initiative.

Une réunion a été organisée le 4 mai 2017 à Enda Pronat à Dakar.

Quelques décisions y ont été prises pour rendre cette dynamique pertinente et durable : Favoriser l’outil sketch, faire bénéficier des formations que chacun-e organise aux autres du consortium, entre chaque rencontre charger une personne d’une structure différente d’alimenter la dynamique, organiser une rencontre chaque trimestre.

Des thématiques sur lesquelles les participant-e-s souhaitent échanger ont été identifiées.

Suite à l’atelier, des échanges par mail ont permis de prioriser ces thématiques pour qu’elles soient traitées progressivement lors des rencontres à venir, et d’y associer les structures ayant des expériences à partager. Les organisations ont décidé d’intégrer l’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (APEFE), bras technique de la coopération wallonne.

Les membres de la dynamique se sont donc retrouvés régulièrement autour des thématiques identifiées : vulgarisation des droits civiques et fonciers, implication des hommes dans le travail sur le genre, entreprenariat féminin, et prise en compte du genre dans les organisations.

Chacune de ces rencontres a permis de faire ressortir des recommandations essentielles.

Suite à plusieurs discussions, il a été retenu de ne pas formaliser la dynamique pour l’instant, et de ne l’élargir que ponctuellement.

D’autres rencontres sont prévues pour les mois à venir.

Enda Pronat participe à cette dynamique avec la double casquette d’Enda Pronat et de représentante nationale de l’ONG belge Le Monde Selon les Femmes.

Plus de renseignements sur la dynamique et les organisations membres :

23 Mai 2020

Task force multi-acteurs pour la promotion de l’agroécologie

Les 5 et 6 novembre 2015, Dakar était le théâtre d’une grande manifestation regroupant 250 participant-e-s de 45 pays différents : la Réunion régionale sur l’agroécologie pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique sub-saharienne[1], organisée par l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Food and Agriculture Organization – FAO) et l’Etat du Sénégal à Dakar.

Suite à cet événement, le Programme Pilote Régional “Sociétés Rurales, Environnement, Climat” (SREC) de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et la Plate-forme des ONG européennes au Sénégal (PFONGUE) ont organisé les 17 et 18 novembre une rencontre multi-acteurs autour de l’agroécologie, intitulée Entre champs et laboratoires : comment promouvoir une agroécologie adaptée aux enjeux des exploitations familiales ? 80 personnes de disciplines et d’horizons divers (chercheurs, ONG, organisations paysannes, services de vulgarisation, décideurs, bailleurs) y ont participé, et de leurs discussions est née la volonté de continuer à agir ensemble, entre différents acteurs impliqués dans le déploiement de l’agroécologie au Sénégal. C’est de cette volonté qu’est née la Task Force multi-acteurs pour la promotion de l’Agroécologie au Sénégal (TaFAé), au début de l’année 2016.

Les échanges entre acteurs se sont donc poursuivis tout au long de l’année 2016, à une périodicité mensuelle. Des réunions de réflexion, des partages de connaissance, et des visites ont été organisées (ferme de Kaydara, ONG des villageois de Ndem, station de recherche de l’IRD, …), avec un nombre important d’acteurs. Cette dynamique a permis la naissance de différentes collaborations multi-acteurs aboutissant à des dépôts communs de projets, des renforcements mutuels de capacités ou encore la réalisation de recherches ciblées.

En novembre 2016, une seconde édition de journées multi-acteurs pour le développement de l’agroécologie en Afrique de l’Ouest a été organisée par la TaFAé sur le thème : « Génération Agroécologie », sous l’impulsion du SREC et de la PFONGUE, et avec le soutien de l’IRD, de l’Union Européenne (UE) et de la FAO. L’événement a notamment permis de dresser un premier bilan/perspectives des recommandations issues de la rencontre régionale de la FAO de 2015, ainsi que des actions de la TaFAé[2], avec un focus sur les jeunes.

Les rencontres et visites se sont poursuivies en 2017 et 2018, avec notamment la visite des ouvrages antiérosifs de la Fédération Woobin de Keur Moussa accompagnée par Enda Pronat[3] en avril 2017.

Enda Pronat fait partie de la dynamique depuis le départ, ayant participé autant à la réunion régionale de la FAO qu’aux deux rencontres portées par le SREC et la PFONGUE. Elle est également dans le comité d’organisation de la TaFAé depuis sa création, avec une dizaine d’organisations sénégalaises et internationales, de plateformes et structures de recherche.

Plus d’informations, contactez Jonathan AZEVEDO, animateur de la TaFAé : taskforceagroecologie@gmail.com ; 221 77 488 27 21

Page internet de la TaFAé hébergée sur le site de la PFONGUE : http://pfongue.org/-TaFae-.html

[1] Rapport de l’atelier : http://www.fao.org/3/a-i6364f.pdf

[2] Présentation de la TaFAé faite pendant l’événement : https://drive.google.com/file/d/0B5NkA-lmtcHKbVVBS1Z2aHY4TG8/view

[3] Fiche de synthèse de la visite : http://pfongue.org/IMG/pdf/fiche_enda_vf.pdf

23 Mai 2020

Convergence Globale des luttes pour la terre et l’eau en Afrique de l’ouest

Plusieurs mouvements paysans, mouvements sociaux de bases et organisations de la société civile, engagés dans la défense des droits à la terre et à l’eau, se sont réunis à Dakar en octobre 2014 dans le cadre du Forum Social Africain. Ils ont uni leurs efforts dans le but de soutenir et mobiliser les communautés contre les accaparements de toutes les ressources naturelles et contre les violations systématiques des droits humains qui les accompagnent, et afin d’interpeller les décideurs et de dénoncer les dégâts causés par un système économique et politique basé sur les profits et non sur le bien-être des populations. Une déclaration intitulée Droits à la terre et à l’eau, une lutte commune a été faite.

Le partage des idées les a amenés à reconnaître la solidarité essentielle des luttes et la nécessité de se réunir de nouveau lors du Forum Social Mondial à Tunis en mars 2015 pour continuer ce dialogue avec des mouvements et organisations du monde entier. La déclaration de Dakar a été consolidée, et rebaptisée Dakar à Tunis : Déclaration de la Convergence Globale des luttes pour la terre et l’eau. C’est le socle de l’engagement des organisations et mouvements de base qui se sont engagés à continuer le processus de construction de la Convergence.

Un plan d’action a ensuite été élaboré et validé lors d’une rencontre des acteurs de la Convergence de l’Afrique de l’Ouest qui s’est tenue en juin 2015 au Centre international de formation en agroécologie paysanne de Nyéléni (CIFAN) au Mali, avec des représentant-e-s d’organisations de la société civile et d’organisations paysannes de 12 pays de la sous-région. Cet événement fut le point de départ d’une véritable synergie d’action nationale et sous régionale contre les accaparements des terres et de l’eau, baptisée Convergence des luttes pour la terre et l’eau ouest africaine (CGLTE OA), et structurée d’une commission de coordination régionale, d’une commission de communication, et de 14 plateformes nationales.

La première activité phare du plan d’action fut la Caravane Ouest africaine organisée en mars 2016. Cette activité de taille a mobilisé douze pays, traversée trois pays (Burkina Faso, Mali et Sénégal), et touché près de 10 000 personnes à travers environ 300 organisations. Elle s’est terminée par la remise d’un document de plaidoyer intitulé Livret Vert, au Président de la République du Sénégal, M Macky Sall, alors Président en exercice de la CEDEAO. Cette caravane a ainsi permis i) d’allier une mobilisation sous régionale avec des activités locales portées par les communautés affectées et/ou en lutte contre l’accaparement de leurs ressources naturelles, ii) de sensibiliser les populations, et iii) d’interpeller les décideurs de la sous-région (CEDEAO et UEMOA) sur les engagements qu’ils ont pris en adhérant à certaines conventions et mécanismes, en leur soumettant des propositions constructives pour élaborer des législations foncière, semencière et d’une façon générale, sur les ressources naturelles, bénéfique pour les peuples et non pour les élites et les investisseurs privés.

La caravane de mars 2016 a eu plusieurs impacts, tels que i) le renforcement des synergies entre mouvements paysans, mouvements sociaux de bases, organisations de la société civile et autorités avec la création de plateformes nationales ; ou encore ii) le renforcement des liens avec des institutions comme la FAO ou la CEDEAO.

En février 2018, l’Assemblée Générale de la Convergence s’est tenue à Makeni au Sierra Leone. C’est à cette occasion qu’a été confirmée la tenue d’une deuxième caravane en novembre 2018. Au cours de cette caravane, des séries d’activités portant sur la sensibilisation, la formation et la réflexion sur les enjeux liés au foncier, à l’eau, à l’agroécologie paysanne avec un focus sur les semences paysannes, au pastoralisme, à la pèche, aux APE et à la migration seront organisées, à chaque escale dans les pays itinéraires et / ou pays de départ. En thème transversal, la criminalisation des défenseurs des droits humains sera dénoncée. La caravane devrait partir de la Guinée Conakry, traverser la Côte d’ivoire, le Ghana et le Togo pour prendre fin au Benin, point de jonction avec l’axe II de la caravane qui devrait venir du Nigeria. D’autres pays comme le Sénégal rejoindront la caravane à Kankan en Guinée Conakry. La caravane devrait réunir 300 caravanier-e-s qui remettront le Livret Vert de la CGLTE OA actualisé au Président en exercice de la CEDEAO à Cotonou, M Boni Yayi.

Les points focaux de la plateforme nationale sénégalaise de la CGLTE OA sont le CNCR et le Forum Social Sénégalais, mais Enda Pronat joue également un rôle essentiel au sein de la plateforme. De plus, sa cellule de communication est le point focal Sénégal pour la cellule communication de la CGLTE OA, ce qui se traduit par la participation du chargé de communication d’Enda Pronat à des rencontres sous régionales organisées par la CGLTE OA, et par son implication particulière dans l’organisation des événements de la convergence.

Enda Pronat a activement participé aux différentes étapes qui ont permis la mise en place de la Convergence, ainsi qu’à l’organisation et au déroulement de la Caravane de 2016. Et elle participe activement à la préparation de la Caravane 2018, avec les autres membres de la plateforme nationale.

Plus d’informations sur la CGLTE OA : https://africaconvergence.net/

Et sur la caravane : https://caravaneterreeau.info/

23 Mai 2020

Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain

La Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN) est un mouvement associatif citoyen regroupant des organisations de la société civile de l’espace Ouest-Africain, notamment les huit pays de l’UEMOA, plus la Guinée. Elle compte à ce jour comme membres, environ deux cents organisations de base dont des organisations paysannes, des organisations syndicales, des associations de consommateurs et des mouvements de défense des droits de l’homme.
La COPAGEN est née en 2004, à Grand-Bassam (Côte d’Ivoire), en vue de contribuer à la promotion des droits des communautés sur les ressources génétiques dans un contexte où ils sont victimes de divers fléaux tels que les OGM, la bio piraterie et l’accaparement des terres. Au Sénégal , ENDA PRONAT est le point focal de la COPAGEN.

VISION
La COPAGEN rêve d’une Afrique où les ressources génétiques gérées durablement sont co-propriétés de l’État et des communautés locales et sont mises au service de tous pour le bien être des générations présentes et futures.
MISSION
La mission de la COPAGEN est d’œuvrer à la sauvegarde du patrimoine génétique africain et à l’utilisation durable des ressources biologiques africaines à travers la protection des droits des communautés locales et des agriculteurs, la régulation de l’accès à la biodiversité et la gestion des risques liés au génie génétique et de toutes autres technologies hasardeuses susceptibles d’aliéner les ressources génétiques.
OBJECTIFS
Les principaux objectifs de la COPAGEN sont :
• Informer, sensibiliser et former les populations et l’opinion publique sur les enjeux réels des manipulations génétiques et du brevetage du vivant ;
• Amener les décideurs africains à élaborer de façon participative, à faire voter et à faire appliquer des lois protégeant le patrimoine génétique africain et les connaissances associées et garantissant les intérêts stratégiques des communautés locales en s’inspirant des deux lois modèles de l’Union Africaine (La Loi-Modèle pour la protection des droits des communautés locales, des agriculteurs et des sélectionneurs et pour la réglementation d’accès aux ressources biologiques, de 2000 et la Loi-Type révisée sur la biosécurité en Afrique, de 2007) ;
• Développer des solutions alternatives pour valoriser les ressources génétiques locales et les technologies et connaissances qui y sont associées.

POSITION DE PRINCIPE
La position des organisations membres de la COPAGEN sur les OGM tient au message suivant : « Oui pour une recherche scientifique indépendante qui valorise les ressources biologiques locales et les connaissances traditionnelles et endogènes dans l’intérêt des petits agriculteurs et des consommateurs africains ; non au brevetage du vivant et aux OGM dans l’agriculture et l’alimentation, face à tous les risques avérés et potentiels actuels qui y sont attachés ».

Lien site internet: Copagen

23 Mai 2020

Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal

Présentation

Le cadre de Réflexion et d’Action sur le Foncier au Sénégal (CRAFS) a été créé en 2010 au terme d’un long processus de maturation qui a émergé en 2007 avec la survenue de la grande crise alimentaire dont les conséquences désastreuses sur les conditions de vie des populations, singulièrement les plus pauvres, ont mis le foncier au cœur des enjeux de développement. Il regroupe des organisations de la société civile sénégalaise dont ENDA PRONAT ( membre fondateur et membre du comité de pilotage)   et des organisations paysannes qui entendent unir leurs efforts pour construire et animer, de manière solidaire, une plateforme d’échanges, de réflexion et d’action aussi large que possible pour promouvoir une meilleure gouvernance du foncier.

Vision

La vision du CRAFS est énoncée comme suit : Le CRAFS, une plateforme multi-acteurs crédible qui œuvre pour une gouvernance foncière inclusive, transparente et équitable.

Missions 

  • Dialogue et influence sur les politiques foncières;
  • Veille, alerte et mobilisation sociale;
  • Réflexion et mise en commun des connaissances et des capacités des membres et des autres acteurs.

Objectifs stratégiques:

OS1 : Promouvoir un espace approprié d’échanges et de partage d’expériences sur les questions foncières (capitalisation et partage d’informations, communication);

OS2 : Développer une dynamique solidaire et des actions concertées autour des initiatives de plaidoyer, veille, de mobilisation sociale et d’engagement citoyen dans la gouvernance foncière;

OS3 : Développer des initiatives concertées et innovantes de recherche, renforcement de capacités pour alimenter le dialogue politique inclusif et participatif sur la gouvernance foncière.

Publications

Déclaration pour la suite de la réforme foncière

Position du CRAFS sur la réforme foncière au Sénégal

Des articles sur les actions du CRAFS

Réforme foncière: CRAFS plaide pour le maintient de l’esprit de la loi sur le domaine national; 

23 Mai 2020

Association sénégalaise pour la promotion des semences paysannes

Des militants agro écologistes représentants quelques 15 organisations, dont Enda Pronat, ont pris conscience dans les années 2000 de l’importance des variétés traditionnelles, non-hybrides, pour l’autonomie semencière de l’agriculture paysanne familiale. Ils ont donc créé en 2003 l’Association Sénégalaise des producteurs de semences paysannes (ASPSP), une fédération regroupant des associations réparties dans 12 des 14 régions du Sénégal. L’objectif global de cette organisation est de contribuer à l’autonomie semencière des paysannes et des paysans par la sauvegarde des variétés locales traditionnelles, pour la souveraineté alimentaire.

Ses objectifs spécifiques sont de :

  • Développer la base technique de la production de semences paysannes, de leur conservation et  distribution ;
  • Capitaliser et sauvegarder le patrimoine génétique des variétés locales traditionnelles adaptées ;
  • Capitaliser et sauvegarder le patrimoine culturel et cultural de savoir-faire des communautés ;

L’ASPSP a plusieurs grands axes d’activités :

  1. Production de semences paysannes:

Organisation de formations techniques, et d’échanges entre les membres sur les techniques de production, de sélection et de conservation des semences  dans les jardins et champs de production de semences mis en place dans les quatre principales régions écologiques du Sénégal (Casamance,  Sénégal oriental, Fleuve et Centre) ;

  1. Collecte, échange, capitalisation et valorisation des savoirs anciens et des informations sur les variétés traditionnelles

Ex : techniques de construction de greniers de semences, rôle des femmes dans la sélection, la production et la conservation des semences, élaboration d’un catalogue et répertoire.

  1. Information, plaidoyer, sensibilisation, éducation sur l’importance et la valeur de la semence paysanne, en direction des paysans et des décideurs politiques

Ex : organisation de la foire ouest-africaine des semences paysannes ;

  1. Construction progressive d’un leadership paysan dans le domaine de la production nationale de semences.

Enda Pronat est membre fondateur de l’ASPSP.

Plus d’informations sur l’ASPSP :

+221.33.951.00.46 ; +221.77.517.25.25 ;

aspsp2003@yahoo.fr ; http://aspspsenegal.wixsite.com/aspsp-senegal

10 Oct 2019

L’approche par les communs de la terre et des ressources qu’elle porte : illustration par six études de cas

 » Ce sixième numéro de « Regards sur le foncier » regroupe un ensemble de 6 études de cas illustrant l’approche par les « communs tissés autour de la terre et des ressources qu’elle porte ». L’une d’entre elles porte sur le Sénégal, et a été co produite par cinq auteurs, dont El Hadji FAYE, coordinateur des programmes d’Enda Pronat.
Ce document a été élaboré dans le cadre du chantier collectif sur les communs qui a été entamé en 2016 par le Comité Technique « Foncier & Développement », dans l’objectif de mieux appréhender les opportunités et les défis de la prise en compte des communs dans le traitement des questions foncières par les opérateurs de développement. Cette approche par les communs propose de placer l’action collective au cœur du diagnostic et de la recherche de solution, pour tenter de répondre aux enjeux liés à l’adaptation des sociétés contemporaines à un contexte de crises politiques, économiques et écologiques.
13 Sep 2019

Consultations locales sur la transition agroécologique au Sénégal

Dans le cadre du processus multi-acteurs pour une transition agroécologique le groupe « Dynamique sur la Transition Agroécologique au Sénégal » (DYTAES), dont Enda Pronat est membre actif, a lancé en août une série de sept ateliers zonaux pour consulter les populations locales et recueillir leurs propositions afin d’élaborer une stratégie d’accompagnement de l’Etat dans le processus de la transition agroécologique au Sénégal annoncé par le Président. En effet, cette initiative multi-acteurs, composée par des instituts de recherche, des acteurs de la société civile, d’organisations paysannes et les services techniques a été lancée dans un contexte où le Président de la République, dans son programme quinquennal, a fait de la transition agro-écologique l’un des axes principaux du développement du Sénégal, « pour sécuriser l’alimentation des générations futures ».

La naissance de la DYTAES

Depuis lors, dans un souci de soutenir le gouvernement dans son ambition et consciente que la Transition Agroécologique est un projet de société qui nécessite la mise en synergie de tous les acteurs, Enda Pronat a initié une étude sur le partenariat multi-acteurs allant dans ce sens. Lors de l’atelier de restitution de l’étude, organisé à l’hôtel Good Rade le 8 mai dernier, les échanges entre les 80 participants issus de la société civile, de la recherche et de la formation ont confirmé le besoin d’harmonisation entre les différents cadres de l’agroécologie existants et plus particulièrement, la nécessité de mettre en place un groupe de travail pour appuyer politiquement ou sur le plan de la recherche la transition agroécologique (TAE) au Sénégal. C’est ainsi qu’est née, le 24 mai 2019, la DYTAES qui a pris l’engagement de conduire un processus de co-construction d’un document de contribution aux politiques nationales sur la TAE en partant des préoccupations de la base. Pour répondre aux défis actuels, il est crucial de mener des réflexions profondes avec les populations sur des modèles de production beaucoup plus durables qui visent une souveraineté alimentaire, la santé des êtres vivants, la création des richesses, la création d’emploi et la protection de l’environnement. C’est dans ce sens que les sept ateliers zonaux sont organisés en couvrant les différentes zones agroécologiques du Sénégal, en l’occurrence les Niayes, le bassin arachidier, la zone sylvo-pastorale, la vallée du fleuve Sénégal, le Sénégal oriental, la Casamance et la zone de Dakar.

Atelier de consultation dans la zone des Niayes

Le premier atelier de cette série s’est tenu les 5 et 6 août dans la zone des Niayes, plus précisément dans les communes de Keur Moussa, Diender et de Cayar (département de Thiès). Ces zones subissent aujourd’hui de plein fouet les effets des changements climatiques, des actions anthropiques et de politiques de développement peu soucieuses de l’environnement. Les ressources naturelles se dégradent et se raréfient de plus en plus, menaçant ainsi la satisfaction des besoins alimentaires des populations, en quantité et en qualité. Lors de la première journée des visites de terrain et des entretiens ont été effectués à Landou et à Diender pour échanger avec les populations locales. En plus, des restitutions et des séances de discussion ont été tenues, suite à des travaux de groupe, en présence des autorités locales et des services techniques.

 

PHOTOS 1 + 2 Niayes

 

Consultation locale à Kédougou

Après l’atelier dans les Niayes, la DYTAES a organisé le deuxième atelier dans la zone de Kédougou les 30 et 31 août en suivant la même méthodologie. La zone de Kédougou est confrontée au problème de la gestion intégrée des ressources en eau, des effets des changements climatiques, de la régénération de la végétation naturelle et d’autres défis de développement tel que l’exploitation minière. Lors de la première journée, l’équipe d’animation a visité deux villages, Bakho et Madina Kenioto, et a mené des discussions avec les chefs de villages, les groupements des femmes et d’autres acteurs locaux sur les questions liées à la production agricole et au changement climatique. Plusieurs problèmes ont été relevés par les communautés, notamment la divagation des animaux, l’accès au foncier et à l’eau. Lors de l’atelier de restitution organisé le lendemain, les résultats des visites de terrain ont été partagés avec les autorités locales et les différents acteurs intervenant dans la zone.

 

PHOTOS 1 + 2 Kédougou

 

« Il est important d’accompagner les communautés dans la mise en place d’un système de gestion de leurs ressources naturelles. » – Mamadou Sow, Agronome à Enda Pronat

 

Parmi les recommandations qui ont été élaborées lors de deux premiers ateliers, on peut citer les suivantes :

  • Faciliter l’accès à l’eau pour la consommation et la production agricole ;
  • Améliorer la gouvernance des ressources naturelles, notamment le foncier, l’eau et les ressources minières ;
  • Mettre en place des systèmes d’accès aux matières organiques ;
  • Mettre en place des mécanismes de financement adaptés à la situation des producteurs agroécologiques et élargir les interventions à l’ensemble des services techniques de l’Etat ;
  • Prendre des mesures pour faciliter la co-existence entre agriculteurs et éleveurs ;
  • Mener des études d’impact social et environnemental ;
  • Etablir des systèmes d’information sur les marchés ;
  • Identifier l’ensemble des acteurs du secteur ;
  • Favoriser la planification et la diversification des cultures ;
  • Renforcer les dynamismes multi-acteurs ;