"Environnement Développement Action pour la Protection Naturelle des Terroirs"
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13 Juil 2020

Déclaration suite à l’attaque à main armée et cambriolage du domicile du porte-parole de la CGLTE OA

Nous, Plateformes Nationales de la Convergence Globale des luttes Terre et Eau Ouest Africaine (CGLTE OA), représentant de 15 pays et organisations, sommes signataires de la présente déclaration.

Face à l’agression dont a été victime, notre Camarade Massa KONE, Porte-parole de la CGLTE OA et de No vox Afrique, Membre du Comité international du Forum Social Mondial et de la coordination pour le Droit à l’Alimentation et la Nutrition, le vendredi 22 juin 2020 à son domicile.

Nous sommes indignés face à cette intervention musclée qu’a subi Massa KONE et sa famille, par six (06) individus cagoulés et habillés en tenue militaire avec des armes de guerre, qui s’est soldé par des actes de vandalisme, d’agressions, et de pillages de son domicile et en présence des enfants terrorisés.

Nous condamnons, ensemble et sans réserve cet acte barbare à l’encontre de Massa KONE et sa famille et mettons en garde les commanditaires et exécutants.

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08 Juil 2020

Communiqué de presse de la Coalition suisse pour le droit aux semences: La Suisse, le Liechtenstein et la Norvège sapent le droit aux semences dans les pays du Sud

Berne, le 9 juillet 2020 – Dans une lettre ouverte, 250 organisations de 60 pays demandent à la Suisse, à la Norvège et au Liechtenstein de cesser d’imposer aux pays du Sud des lois strictes sur la protection des obtentions végétales qu’ils ne respectent pas eux-mêmes. Cette demande des pays de l’AELE pour une protection stricte des variétés végétales – une sorte de protection par brevet des semences – restreint considérablement la libre utilisation des semences aux dépens des agriculteurs du Sud. Le droit à l’alimentation, la souveraineté alimentaire et la diversité agrobiologique sont menacés. 

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09 Juin 2020

NOTE D’INFORMATION SUR LES IMPACTS DU COVID19 DANS LES ZONES D’ANCRAGE D’ENDA PRONAT

INTRODUCTION

Le Coronavirus COVID-19 a surpris le monde entier par la rapidité et l’ampleur de sa propagation et ses conséquences multidimensionnelles et multisectorielles.A l’instar de plusieurs pays, le Sénégal a été touché. Depuis l’apparition du premier cas déclaré le 02 Mars2020, l’Etat du Sénégal a pris plusieurs mesures budgétaires, économiques, sanitaires, sociales et politiques pour faire face à cette pandémie.L’installation de l’état d'urgence et du couvre-feu, les limitations de déplacements,l’interdiction des rassemblements et la fermeture de bon nombre des marchés sont parmi les mesures prises pour faire face à cette pandémie qui n’épargne aucun secteur ni aucune couche de la population.Enda Pronat,qui travaille sur la transition agroécologique et la gestion durable des ressources naturelles avec les populations rurales,suit et vit avec les bénéficiaires les conséquences de Covid -19.

I –ETAT DES LIEUX

Quelle que soit la zone d’intervention (Vallée du Fleuve Sénégal, Niayes Sud, Bassin arachidier et Tambacounda), la situation vécue par les communautés rurales reste sensiblement identique.

11 -Situation par rapport à la mise en œuvre des activités de projet d’Enda Pronat

Enda Pronat travaillant avec des populations rurales, la période actuelle de pandémie de Covid 19 (mars à mai) coïncide avec une phase intensive d’activités non agricoles sur le terrain.Dans la plupart des zones, les populations ont plus de temps libre et sont facilement mobilisables pour la mise en œuvre des activités participatives. Vu sous cet angle, nous notons plusieurs inconforts :

  • le report de plusieurs activités structurantes et participatives relatives à la redynamisation des cadres locaux de gestion des ressources naturelles (GRN) à Koussanar (formations sur le foncier, renforcement et accompagnement de comités villageois paritaires de GRN, renforcement des caisses villageoises, etc.) ;
  • les difficultés dans le suivi des activités,notamment la restriction de l'appui-conseil auprès des producteurs et productrices et du suivi rapproché effectué au niveau des caisses locales autogérées pour recouvrer les crédits de semences et de matériel agricole et prendre en charge les expressions de besoins pour la campagne d’hivernage à venir ;
  • Un service minimum est cependant assuré avec les collègues des équipes locales présentes dans les zones d’intervention qui parviennent à accompagner les producteurs et productrices individuellement autant que possible, et avec l’utilisation accrue du téléphone pour les acteurs à la base et l’équipe de coordination qui démarche pour obtenir des autorisations de circuler.

12-Situation sur le terrain

L’état des lieux de la situation sur le terrain nous permet d’analyser les aspects sanitaires,mais aussi la façon dont la pandémie affecte les activités des bénéficiaires et les ressources.

Situation socio-sanitaire dans les zones d’intervention

Nos zones d’intervention sont encore peu touchées par la maladie en terme de contamination1, cependant, il faut poursuivre la vigilance avec les mesures barrières.Des comités locaux de lutte contre le Covid19 sont mis en place et travaillent entre autre à l’identification des bénéficiaires et à la distribution des appuis apportés par l’Etat pour faire face au Covid 19.

Situation sur les activités économiques.

En milieu rural, les populations ont plusieurs activités,toutes impactées de manière plus ou moins grave :

  • les difficultés de commercialisation des récoltes sont liées à la fermeture des loumas et marchés (espaces de service, de vente de produits ruraux et d’approvisionnement), à la réduction de la vente «bord champ» et du commerce de détaille long des axes routiers fait par les femmes revendeuses,et à la fermeture de restaurants et d’hôtels.
  • les perturbations dans les transports ont touché les transporteurs de nos zones avec les bus de transport interurbains reliant des localités du pays à la capitale.
  • Les difficultés sur l’élevage: avec la fermeture des frontières, des loumas, le couvre-feu et l’interdiction des cérémonies,des problèmes sont notés par rapport à la transhumance(déplacement et méfiance envers les éleveurs vus comme des étrangers pouvant contaminer), aux pâturages et à l’alimentation (accès à l’eau et à l’alimentation) du bétail, à l’approvisionnement en animaux sur pied, en viande et lait des unités de transformations et des centres urbains; ce qui constitue également un énorme manque à gagner pour les éleveurs en terme de revenus tirés de leurs activités.

Situation sur les flux migratoires

La saison sèche est une période d’exode pour les jeunes à la recherche d’emplois vers les villes dans le secteur informel et comme ouvriers agricoles dans les zones de culture irriguée. Les revenus obtenus permettent de prendre en charge plusieurs besoins de la famille,d’acheter des intrants pour la campagne agricole et de rendre la période de soudure moins dure.Certains jeunes qui avaient quitté leur village après la saison des pluies sont bloqués dans les villes et avec les mesures mises en place par l’Etat, ils se trouvent dans une situation très précaire, surtout que le secteur informel est aussi durement touché par la crise. L’indisponibilité en main-d'œuvre agricole lors des périodes de récolte d’oignon prolonge la durée de récoltes dans les champs,entrainant ainsi une augmentation des charges d’exploitations et exposant les produits aux attaques et à la pourriture.

Situation sur les ressources naturelles

L’exploitation du charbon de bois procure des revenus aux exploitants et aux femmes qui ramassent les restes au niveau des sites de combustion après exploitation par le propriétaire et les commercialisent ou les utilisent pour leurs besoins en combustibles au niveau des foyers. Avec la fermeture des marchés et la diminution des revenus, on constate une forte pression sur les ressources naturelles de la part des communautés,avec notamment la coupe des arbres pour le bois de chauffe de la part des femmes et le trafic de bois par les hommes. En réalité aucune couche de la société n’est épargnée par les conséquences économiques de la pandémie: les producteurs et productrices, les commerçant.e.s, les exploitants forestiers, les transporteurs, les femmes et les jeunes.Cependant,les communautés s’organisent de mieux en mieux pour s’adapter à la nouvelle situation et faire face aux effets et conséquences du Covid19.

 

27 Mai 2020

LA DECLARATION DE SALY 2018 SUR LES STRATÉGIES D’AGRICULTURE ÉCOLOGIQUE ET BIOLOGIQUE

LA Declaration DE Saly 2018  

SUR LES STRATÉGIES D’AGRICULTURE ÉCOLOGIQUE ET BIOLOGIQUE POUR UN DÉVELOPPEMENT CONTINENTAL ET NATIONAL VIABLE DANS LE CADRE DE L’AGENDA DE L’UNION AFRICAINE 2063

Nous, les 160 participants, comprenant des agriculteurs, des scientifiques, des décideurs et des entrepreneurs biologiques de plus de 30 pays participants à la 4ème Conférence africaine sur l’agriculture biologique qui s’est tenue à Saly, au Sénégal, du 5 au 8 novembre 2018, après avoir délibéré sur le thème « Agriculture écologique et biologique. Stratégies pour un développement continental et national viable dans le contexte de l’agenda 2063 de l’Union africaine « ,

CONVIENNENT que l’Agriculture Ecologique Biologique a un rôle important à jouer dans la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et contribue aux objectifs de développement durable (ODD), à l’intégration continentale, à l’intégration du PAE dans le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA), à la préservation et à la systématiser les connaissances traditionnelles et fournir des preuves scientifiques permettant de mettre en place des politiques permettant de lutter contre la pauvreté, les conséquences du changement climatique, l’insécurité alimentaire, la perte de biodiversité, les contraintes d’accès aux marchés, la création d’emplois et les inégalités entre les sexes pour une Afrique prospère.

APPRECIANT

  • La Commission de l’Union africaine (CUA) pour son rôle moteur dans la mise en œuvre de la décision des chefs d’État et de gouvernement africains sur l’agriculture biologique (Doc. EX.CL/631 (XVIII). Cela ressort clairement des travaux du Comité directeur de l’AEB et initiative de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) visant à développer l’AEB en Afrique de l’Ouest.
  • Les progrès réalisés par le Réseau Africain pour l’Agriculture (AfrONet) dans la promotion du partenariat et du partage des connaissances entre les parties prenantes de l’AEB.
  • Les initiatives de partenaires internationaux tels que SWISS AID, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le Réseau Intercontinental d’Organisation des Agriculteurs Biologiques (INOFO), la Direction du Développement et de la Coopération (DDC), ), la Société Suédoise pour la Conservation de la Nature (SSNC), IFOAM Organics International, la Société Internationale pour la Recherche en Agriculture Biologique (ISOFAR), Forschungsinstitut für biologischen Landbau / Institut de Recherche en Agriculture Biologique (FiBL) et le Centre de Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD).

RAPPELLENT

  • L’Agenda 2063 de l’Union africaine et ses implications pour le développement agricole en Afrique.
  • L’engagement des gouvernements africains en faveur de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

NOUS RECOMMANDONS À TOUS LES ÉTATS MEMBRES DE

  • Intensifier les efforts pour générer et diffuser des informations permettant de faire progresser l’agriculture biologique écologique et de présenter une analyse de rentabilisation solide pour l’AEB.
  • Combler les lacunes de communication entre scientifiques et agriculteurs afin de garantir l’utilité des résultats de la recherche.
  • Fournir des solutions susceptibles de faciliter l’engagement des institutions financières dans l’amélioration de l’accès au financement des activités liées à l’agriculture biologique.
  • Inclure l’agriculture écologique biologique dans les programmes d’investissement nationaux.
  • Participer au déploiement de l’AEB dans tous les pays d’Afrique, partagez les progrès accomplis et les enseignements tirés.
  • Mieux intégrer les apports des organisations d’agriculteurs et améliorer les agriculteurs – participation de la société civile aux initiatives liées à l’AEB,

NOUS EXHORTONS

  • Les gouvernements africains, les institutions continentales et régionales, les partenaires de développement, les donateurs et les investisseurs du secteur privé afin d’accroître leur soutien au développement de l’AEB en Afrique.
  • Toutes les parties prenantes et partenaires de développement africains à s’engager et à soutenir l’Initiative AEB en Afrique, ainsi que le développement du Réseau pour la Recherche en Agriculture Biologique en Afrique (NOARA) afin de faire participer les acteurs de la recherche concernés.
  • Les organisations nationales, régionales et internationales engagées dans la réalisation des ODD afin de soutenir activement le développement de l’AEB en Afrique.
  • Les acteurs de l’agriculture biologique au niveau des pays doivent assurer la liaison et collaborer avec les équipes de pays du PDDAA afin d’intégrer l’AEB dans les politiques nationales et les plans d’investissement du PDDAA.

NOUS RECONNAISSONS LES CONTRIBUTIONS EXCEPTIONNELLES DES SUPPORTEURS SUIVANTS DE L’AEB:

  • Tewolode Berhan Gebre Egziabher d’Ethiopie.
  • Janet Edeme, Commission de l’Union Africaine
  • Sue Burnell Edwards (à titre posthume) d’Ethiopie

NOUS REMERCIONS les organisateurs de cette conférence, y compris le ministère sénégalais de l’Agriculture, la Fédération Nationale pour l’Agriculture Biologique (FENAB), l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), les Mouvements Nationaux Africains pour l’Agriculture Biologique (NOAM) et tous ceux qui ont fourni des fonds et du support technique.

NOUS CONVENONS de nous réunir au Maroc ou au Rwanda en 2021 pour la Cinquième Conférence Africaine sur l’Agriculture Biologique.

 

Jordan Gama

Président du Réseau Africain pour l’Agriculture Biologique

27 Mai 2020

Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales

Assemblée générale                                                                                                   Distr. limitée
                                                                                                                                                                30 octobre 2018
                                                                                                                                                                Français
                                                                                                                                                                Original : anglais

Soixante-treizième session

Troisième Commission
Point74 b) de l’ordre du jour
Promotion et protection des droits de l’homme: Questions
relatives aux droits de l’homme, y compris les divers
moyens de mieux assurer l’exercice effectif des droits de
l’homme et des libertés fondamentales

Afrique du Sud, Bolivie (État plurinational de), Cuba, El Salvador, Équateur, Mongolie, Nicaragua, Paraguay, Portugal et Venezuela ( République bolivarienne du) : projet de résolution

 Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales

L’Assemblée générale,

 Saluant l’adoption par le Conseil des droits de l’homme, par sa résolution 39/12 du 28 septembre 20181, de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales,

  • Adopte la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones Rurales, dont le texte figure dans l’annexe à la présente résolution;
  • Invite les gouvernements, les organismes et organisations du système des Nations Unies et les organisations intergouvernementales et non gouvernementales à diffuser la Déclaration et à en promouvoir le respect et la compréhension universels ;
  • Prie le Secrétaire général de reproduire le texte de la Déclaration dans la prochaine édition de la publication Droits de l’homme : Recueil d’instruments internationaux.

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27 Mai 2020

DECLARATION COMMUNE DU COLLECTIF DES 16

DECLARATION COMMUNE DU COLLECTIF DES 16

Réunis en atelier d’échanges d’expériences sur les contentieux fonciers au Sénégal, les 15 – 16 – 17 février 2020 à Warang, 16  collectifs issus des régions de THIES, SAINT LOUIS, DAKAR, TAMBACOUNDA, LOUGA  et KAOLACK avec l’appui des partenaires ENDA PRONAT, OSIWA et le CRAFS ont échangé sur la problématique de l’accaparement des terres au Sénégal.

Considérant la typologie des problèmes : agro industries, mines, habitat, infrastructures publiques ;

Considérant la diversité des problèmes selon les zones et les statuts : rurale/ urbaine/ périurbaine et des acteurs impliqués ;

Considérant les manifestations du problème : manque de concertation  entre promoteurs et communautés locales, décision d’attribution des terres venues du niveau central, rétention des informations par les autorités locales ;

Le collectif déplore les menaces sur les exploitations familiales, le processus de déclassement des forêts, la non implication des communautés dans la gestion foncière, les manquements graves à l’application des textes : Acte III de la décentralisation, Loi sur le domaine national.

Le collectif des 16 s’engage à renforcer la mobilisation sociale, contacter les services techniques de l’Etat, augmenter la visibilité des communautés en lutte pour la sécurisation de leurs terres, faire recours à la justice en cas de besoin et jouer un rôle d’alerte et de veille.

Le collectif des 16, avec l’accompagnement des partenaires, affirme sa ferme volonté à :

  • mettre en place une plateforme des impactés,
  • réaliser un guide sur les cas d’accaparement des terres,
  • mettre en place un système d’information et de communication
  • organiser de visites régulières d’échanges

Le collectif des 16 interpelle l’Etat et ses démembrements sur une réforme foncière favorable aux communautés, l’application des dispositions des différents codes domaniaux, la protection des droits légitimes des communautés.

Le collectif des 16 interpelle les collectivités territoriales à favoriser la participation citoyenne en élargissant les commissions à des non élus.

 

 Fait à Warang le 17 février 2020

Ont signé :

  • Collectif de Ndiayel (Gnith)
  • Association pour le Développement de Bandia
  • Commission pour la défense des intérêts de Sandiara
  • Collectif WOBIN (Keur Moussa)
  • Comité d’initiatives pour le développement de Ndayane
  • Collectif pour la défense des intérêts de Mbour
  • Collectif de Méouane
  • Collectif de Wassadou (Tambacounda)
  • Collectif de Darou Khoudoss
  • Collectif de Diogo
  • Collectif de Ourour
  • Collectif de Dodel
  • Collectif de défense des populations de Mbour
  • Collectif de Yène
  • Collectif de Diockoul Diawrigne
  • Collectif REPTEV (Dagana)
27 Mai 2020

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: ALLIANCE FOR FOOD SOVEREIGNTY IN AFRICA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: ALLIANCE FOR FOOD SOVEREIGNTY IN AFRICA

Agroécologie:  le vrai remède de la crise climatique en Afrique

12 organisations africaines agissent ensemble en ligne, à la lumière de la pandémie COVID-19, pour appeler à l’action sur le changement climatique et promouvoir l’agroécologie

Campagne en ligne sur l’#Agroécologie4Climate

Pour diffusion immédiate

Date: 21 Avril 2020

  • L’Agroécologie est l’avenir de l’Afrique pour des systèmes alimentaires sains, nutritifs et résilients.
  • L’agroécologie est la meilleure solution d’adaptation au changement climatique pour l’Afrique
  • L’agroécologie prend soin de la Terre mère et restaure la biodiversité
  • L’agroécologie s’attaque aux déséquilibres entre les puissants et les impuissants

[Kampala, Ouganda le 21 Avril 2020] – L’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) est heureuse de lancer officiellement une campagne de médias sociaux sur l’agroécologie pour l’action climatique, aujourd’hui, 21 avril 2020. Cette campagne sera également organisée à l’occasion de la Journée de la Terre 2020, qui sera célébrée au niveau international le 22 avril. La campagne sera diffusée en direct entre le 21 et le 23 avril sur Twitter, Facebook et Instagram. Le hashtag officiel de la campagne est #Agroecology4Climate

L’AFSA a lancé un plaidoyer politique en 2019, lors de la première Semaine africaine du climat à Accra, au Ghana, en défendant l’agroécologie comme une solution africaine à la crise climatique. L’objectif principal de cette campagne était d’établir l’agroécologie comme une réponse politique clé à la crise climatique qui a un impact négatif sur l’Afrique.

Cette campagne de médias sociaux vise à mobiliser et à engager la communauté numérique en Afrique et à établir l’agroécologie comme le véritable remède pour nourrir l’Afrique et refroidir la planète.

Le président de l’AFSA, le Dr Chris Macoloo, a souligné le défi auquel nous sommes confrontés

: « L’Afrique est le continent le plus durement touché par le changement climatique tout en contribuant le moins à sa cause. La sécheresse, la dégradation des terres et l’élévation de la température des océans menacent les moyens de subsistance de plusieurs millions d’agriculteurs, d’éleveurs et de pêcheurs africains. L’agroécologie atténue les effets de ces phénomènes et s’y adapte, en restituant le carbone dans le sol, et elle apporte des solutions écologiques innovantes pour relever les défis climatiques ».

Le Dr Million Belay, coordinateur général de l’AFSA, a déclaré : « Il est urgent pour l’AFSA d’organiser une campagne de médias sociaux sur l’agroécologie pour le climat. Il s’agit de s’adapter rapidement au nouveau défi que la pandémie de coronavirus a présenté dans la communication ainsi que d’injecter la voix de l’urgence pour traiter l’agriculture industrielle, qui est la cause première du COVID 19 et de la crise climatique ».

L’AFSA vise à faire de l’agroécologie la solution prioritaire de l’Afrique à la crise climatique.  La campagne de trois jours sur les médias sociaux vise à :

  • Promouvoir l’agroécologie en tant que solution africaine prioritaire à la crise climatique.
  • Établir l’agroécologie comme un système agricole moderne, scientifique et viable qui nourrit l’Afrique avec des aliments nutritifs, sains et culturellement appropriés.
  • Établir l’agroécologie comme le système agricole le plus écologique qui fonctionne avec l’environnement, nourrit la biodiversité et aide à atténuer la crise climatique.

Bridget Mugambe, coordinatrice du programme de l’AFSA, a déclaré : « L’agroécologie est une réponse inverse qui rejette la monoculture industrielle qui contribue à plus de 90% des émissions de gaz à effet de serre, dégrade l’environnement, appauvrit la biodiversité, érode les cultures diverses et ne nourrit que moins de 30% de la population mondiale. Faire campagne pour l’agroécologie, c’est faire campagne pour des systèmes alimentaires sains et durables tout en rendant hommage aux agriculteurs qui nourrissent 70 % de la population avec moins d’un quart de toutes les terres agricoles ».

La campagne en ligne se joindra à une tempête Twitter le 22 avril pour commémorer la Journée mondiale de la Terre. C’est une journée idéale pour parler du plus grand cadeau que la nature nous offre : notre capacité à cultiver et à nous nourrir. Nous nous joindrons aux citoyens du monde dans leur quête pour faire en sorte que l’entreprise humaine se soucie et agisse en faveur d’un avenir harmonieux qui fonctionne pour toutes les formes de vie sur terre.

 

L’AFSA est la plus grande voix continentale pour la souveraineté alimentaire et l’agroécologie en Afrique. C’est le plus grand réseau de réseaux en Afrique, avec plus de 40 membres et une portée potentielle combinée allant jusqu’à 200 millions d’Africains. Ses membres sont des agriculteurs, des communautés indigènes, des éleveurs, des chasseurs et des cueilleurs, des pêcheurs, des réseaux de consommateurs, des réseaux de femmes et de jeunes, des organisations religieuses et des organisations de la société civile (OSC).

Suivez nous sur Twitter @Afsafrica, sur Instagram @Afsafrica, et sur Facebook AFSA.

Pour d’autres informations ou des interviews veuillez contacter:

Dr Million Belay: Coordinateur général AFSA .                Email: million.belay@afsafrica.org Bridget Mugambe: Coordinatrice des programmes AFSA.

Email: bridget.mugambe@afsafrica.org

27 Mai 2020

Communique moustiques génétiquement modifiés 01 juillet 2019

Communiqué de presse

La Coalition pour la protection du Patrimoine Génétique africain (COPAGEN) et le Collectif Citoyen pour l’Agroécologie (CCAE) découvrent avec amertume le lâcher imminent de moustiques génétiquement modifiés dans le cadre du projet Target Malaria par l’Institut de

Recherche en Sciences de la Santé (IRSS). Le lâcher-test est programmé pour ce 1 er juillet 2019 dans le village de Bama, relevant de l’arrondissement 7 de la commune de Bobo Dioulasso.

En dépit des efforts de concertation, de communication et d’interpellation des acteurs du projet et du Gouvernement du Burkina Faso, à travers l’Agence Nationale du Biosécurité, sur la nécessité de mieux cerner les risques potentiels d’une telle expérimentation, sur le respect des textes de lois qui encadrent de telles expériences et sur l’indispensable inclusion et acceptation de tous les acteurs, notamment des populations exposées en première ligne, nous regrettons le passage en force qui est en train d’être opéré,

Il nous plaît de rappeler que ce lâcher-test intervient en totale négation de l’éthique de la vie humaine et en violation des lois et conventions nationales et internationales dont le Burkina Faso est signataire.

C’est le cas, notamment :

  • de la loi N 0 064-2012/AN du 20 décembre 2012 portant régime de sécurité en matière de biotechnologie , du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques du 1 1 juillet 2012.
  • de la déclaration finale sanctionnant la 14e réunion de la conférence des parties (COP 14) à la Convention sur la Diversité Biologique en novembre 2018 à Sharm El Sheikh, Égypte

Le projet Target Malaria et le Gouvernement du Burkina Faso ont fait le choix dangereux, malgré tout, d’exposer les populations et leur milieu de vie à des situations aux évolutions incertaines.

Au regard de tout ce qui précède, et prenant l’opinion nationale, sous régionale et internationale à témoin, la COPAGEN et le CCAE, dans un ultime élan d’alerte, exhortent les porteurs du projet et le Gouvernement burkinabè à savoir raison garder.

Si malgré tout, le lâcher des moustiques génétiquement modifiés venait à se concrétiser, la COPAGEN et le CCAE •  tiendront pour responsable l’Etat burkinabè et le projet Target Malaria de toute situation de dégradation de la santé humaine, animale et sur l’environnement à court, moyen et long termes, consécutive aux tests menés en milieu ouvert ;  saisiront les juridictions compétentes sur le non-respect des dispositions relatives à l’évaluation des risques biotechnologiques, des procédures d’essai des organismes génétiquement modifiés, des conditions de dissémination des organismes génétiquement modifiés.