"Environnement Développement Action pour la Protection Naturelle des Terroirs"
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15 Avr 2019

Visite d’échange dans la ferme de Beer Shéba avec les producteurs de Ndiob

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa mission d’accompagner les populations locales dans une vision de développement durable, ENDA PRONAT en collaboration avec le Conseil Municipal de Ndiob , a organisé une visite d’apprentissage et d’échange des producteurs Ndiob sur les bonnes pratiques agro-écologiques au niveau de la ferme de Beer Shéba. Pour rappel la ferme Beer Shéba forme des étudiants sur les techniques productions et de transformations durables en mettant l’accent sur l’agro-écologie, la permaculture, l’agroforesterie avec une forte dimension religieuse.

Cette visite a eu lieu jeudi 28 mars avec plus de 45 producteurs et productrices de la commune de Ndiob pour échanger avec les animateurs de la ferme sur les méthodes de production, transformation et valorisation des produits. Le groupe est accompagné par le maire de Ndiob, Oumar Ba, qui a lancé une ambitieuse initiative pour faire de sa commune la première « commune verte » au Sénégal. À Ndiob (département de Fatick) la production agricole est freinée par la pression foncière et la dégradation des ressources naturelles (effets des changements climatiques, actions anthropiques etc.).

Face à ces multiples défis, Enda Pronat travaille depuis 2017 en partenariat avec la commune, la coopérative des agriculteurs et les comités villageois de développement sur l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion agroécologique de la commune.

Cette visite était retransmise en direct par la radio communautaire de Ndiob pour une large diffusion des enseignements de cette visite. Parmi les leçons apprises on peut citer :

  • les systèmes de polycultures,
  • les techniques de compostage
  • agroforesterie,
  • la valorisation des feuilles de manioc
  • la production de viande (volailles, bovins, porcs) et de charbon bio.

Au terme de cette visite, les producteurs de la commune de Ndiob etaient tres satisfaits et ils s’intéressaient surtout sur la gestion durable de l’eau, les méthodes pour augmenter la fertilite des sols et la régénération des especes. En outre, Eric , gestionnaire de la ferme , a insisté en sensibilisant les visiteurs sur le rôle fondamental que joue un sol fertile dans la production et il a manifesté son souhait d’accompagner la commune de Ndiob dans sa vision agro-écologique.

29 Mar 2019

L’engagement Zéro Déchet au Sénégal

Le samedi 9 mars 2019, Enda Pronat a participé à une rencontre organisée par l’association Zéro Déchet Sénégal, portant sur la sensibilisation à la problématique des déchets dans le monde et au Sénégal, et sur la présentation de l’association.

Les profils des participant-e-s étaient très variés : particuliers, membres d’organisation de la société civile nationale et internationale, enseignant-e-s, salarié-e-s en hôtellerie, … Une quarantaine de personnes étaient présentes.

La journée a commencé avec un quizz, lors duquel l’assemblée a pu apprendre par exemple qu’au Sénégal en moyenne chaque habitant produit 190 kg par an de déchets ménagers, et que seul 9 % du plastique est recyclé dans le monde.

Les membres de l’association ont ensuite exposé la situation des déchets dans le monde, et les participant-e-s ont ainsi pu découvrir avec surprise que pour produire une bague en or de 5 g, 2700 kg de matières sont utilisés au total, ou que 434 kg de matière sont nécessaires pour produire un ordinateur portable de 2,8 kg… ils ont également découvert que 8 millions de tonnes de déchets sont déversées chaque jour dans les océans, dont 80 % provenant d’activités terrestres.

Au niveau du Sénégal, la gestion des déchets est un réel problème. La décharge de Mbeubeuss est la plus grande décharge d’Afrique et une des plus grandes du monde. Elle se rapproche de plus en plus de la mer (moins d’un kilomètre aujourd’hui). Le Sénégal est aussi un des principaux pays récepteur de déchets toxiques au monde.

Les discussions se sont ensuite orientées vers les solutions individuelles et collectives à mettre en place et à encourager.

Les membres de l’association ont présenté les grands principes de la démarche zéro déchet :

Pour éviter la création de déchets à la base :

  • Refuser : savoir dire non aux produits à usage unique (sachet plastique, pailles, …), aux publicités, …
  • Réduire: acheter moins de produits emballés, réduire la consommation d’énergie, …

Pour éviter de jeter :

  • Réutiliser: ce qui peut avoir une seconde vie (sac en tissu, contenants en verre, …)

Et ce qui ne peut être ni refusé, ni réduit ni réutilisé

  • Recycler: verre, papier, carton, métal, tissu, stylo, cartouches d’encre, bouchon
  • Composter le reste, les déchets organiques

Les participant-e-s ont ensuite identifiés les 5 déchets les plus courants à Dakar (sachets plastiques/sachets d’eau ; tasses en plastique ; emballages alimentaires ; tissus ; déchets organiques), et se sont répartis en 5 groupes de réflexion sur les solutions individuelles et collectives. De nombreuses idées ont été partagées (beaucoup d’informations pratiques sur le site de l’association http://www.zerowastesenegal.org/, sur le groupe facebook https://www.facebook.com/groups/zerodechetsenegal/, et la page facebook https://www.facebook.com/zerodechetsenegal/).

Ces échanges ont permis aux participant-e-s d’avoir des idées d’actions à mettre en œuvre au niveau individuel mais aussi au niveau de leur foyer ou de la structure où ils travaillent. L’importance de la volonté politique a également été soulignée, avec la mise en place d’actions concrètes portées par l’Etat et de lois pour venir renforcer et compléter les actions citoyennes. A cette occasion, l’engagement pris pendant la campagne électorale par le Président Macky Sall nouvellement réélu a été rappelé (https://sunuelection.com/programme-macky-sall/) et l’Association Zéro Déchet Sénégal a été invitée à interpeler le Président à ce sujet.

La rencontre s’est terminée par une présentation de l’association et de ses différents pôles (projet pilote, événements, communication et formation).

25 Mar 2019

Les communautés reverdissent le Sahel

 

Les 12 et 13 mars 2019, s’est tenu à l’hôtel club des filaos de Saly (Mbour), l’atelier de pré-validation des études de référence dans le cadre du Programme « Les communautés reverdissent le Sahel », porté au Sénégal par le Consortium composé du Centre National de Recherches Forestières de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (CNRF/ISRA), de ENDA Énergie, de ENDA Pronat et de IED Afrique qui en assure la coordination au niveau national.

Cet atelier avait pour objectif de partager et de discuter les résultats de ces études de référence, de réfléchir sur des pistes d’amélioration des approches méthodologiques (capitalisation des expériences, stratégie de reverdissement, choix des sites d’intervention, etc.), d’explorer les opportunités de partenariat et de synergie avec les parties prenantes clés dans la mise en œuvre et réfléchir sur le processus de mise en place d’une plateforme des parties prenantes sur le reverdissement au niveau du Sénégal.

Le Programme « Les communautés reverdissent le Sahel » vise à reverdir 200 000 ha dans trois pays de l’Afrique de l’Ouest (Niger, Burkina Faso et Sénégal) dont 60 000 ha pour le Sénégal, valoriser les produits forestiers non ligneux issus de la régénération naturelle assistée (RNA) et mener des actions de plaidoyer et lobbying pour la prise en compte de la RNA dans les décisions politiques. Ce programme s’aligne bien avec les objectifs du Sénégal dans le cadre de la Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) où l’Etat s’est fixé 500 000 ha de mise en défens/RNA avec l’appui des organisations non gouvernementales.

Ces objectifs ambitieux et audacieux témoignant des défis à relever, expriment tout de même la nécessité de réunir tous les acteurs potentiels susceptibles de contribuer à l’atteinte des objectifs du projet. A cet effet, le présent atelier a vu la participation des députés membres du Réseau des Parlementaires pour la Protection de l’Environnement au Sénégal (REPES), des producteurs leaders et des maires des communes étudiées (Mboula, Diouroup, Diognick, Khatre Sy et Koussanar), des représentants d’ONG et des services techniques (eaux et forêts, agriculture, élevage).

Dans sa première partie, les discussions ont tourné autour des résultats d’études portant sur la revue du cadre légal des politiques de reverdissement et de l’évolution des approches de la gouvernance. Les études ont mis en relief la pluralité des lois nationales et des conventions nationales ratifiées, et leur évolution d’une gestion centralisée au niveau de l’Etat à une gestion décentralisée, puis enfin à une gestion concertée qui soutient la participation des communautés à la gouvernance locale. Considérant qu’on ne peut pas prétendre gérer une chose sans connaître son potentiel, les échanges ont aussi porté sur les résultats de la revue documentaire sur les produits forestiers non ligneux (PFNL) et des situations de référence de la RNA dans les communes de Ndiognick, Mboula, Mbayène, Diouroup et Koussanar. Les discussions ont aussi été enrichies par le partage d’expériences de reverdissement des acteurs, notamment capitalisées par la Direction des Eaux et Forêts et des Etablissements Classées, de l’ONG SOS Sahel et de l’Institut National de Podologie à travers le programme Gestion Durable des Terres (GDT).

Dans sa seconde partie, la réflexion a été poussée autour des stratégies de mises en œuvre de la RNA, de la valorisation des PNFL et des politiques.

Au terme de cette première rencontre, des recommandations fortes ont été soulignées, dont les principales sont de :

  • Renforcer les alliances pour une vulgarisation de la RNA au Sénégal ;
  • Poursuivre le diagnostic dans les zones à fort potentiel de RNA ;
  • Identifier des filières porteuses pour la valorisation des produits forestiers non ligneux (PFNL) ;
  • S’appuyer sur les plateformes existantes (Plateforme GDT, les directives volontaires etc.) ;
  • Installer un cadre de réflexion spécifique sur la RNA ;
  • Intégrer les institutions de formation dans la mise en œuvre du projet dans le cadre de l’éducation environnementale pour un changement de comportement,
  • Mettre en place un fonds incitatif destiné aux producteurs qui vont pratiquer la RNA.

Dans les prochaines étapes, il s’agira dès lors pour le consortium du programme au Sénégal « Les communautés reverdissent le Sahel », d’exploiter les différentes contributions des participants pour affiner les différentes études de référence et de les restituer au niveau des différentes communes étudiées pour enfin tout compiler et dégager un plan d’action triennal.

 

08 Mar 2019

SENEGAL: HEARING SESSION – CANDIDATES IN THE PRESIDENTIAL FACING THE CRAFS

Les organisations membres du Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (Crafs) en collaboration avec la Plateforme nationale Directives volontaires et gouvernance foncière, ont organisé hier, jeudi 21 février, une séance d’audition citoyenne des candidats à la présidentielle de 2019 sur 4 thématiques principales.

Le Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (Crafs) qui regroupe Action Aid, Ajs, Cicodev, Cncr, Congad, ENDA PRONAT, en partenariat avec tous les acteurs du secteur économique ainsi que la société civile a procédé à l’audition citoyenne des 5 candidats à la présidentielle de 2019.

Quatre thématiques ont été soumises aux candidats, relatives aux préoccupations du monde rural, à prendre en compte dans les politiques publiques. Le premier thème porte sur «la gouvernance des ressources naturelles», avec tous les problèmes liés à la spéculation foncière.

Pour Alpha Ba, représentant de «Sonko Président», son candidat promet de faire une audite foncière afin de retourner la gestion des terres aux collectivités locales. Il s’engage aussi à faire de la refonte foncière une réalité.

Le mandataire de la coalition «Idy 2019», Abdoul Aziz Gueye s’engage au nom de son candidat à appliquer les décisions de la Commission nationale de réforme foncière.

Quant à l’accessibilité aux terres, Youssouf Diallo de Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) prône une gestion plus optimale qui privilégie les citoyens Sénégalais, conformément à la loi sur le Domaine national qui protège certaines terres, et aussi les forêts classés, entre autres.

Sur la deuxième thématique qui a trait à «la transformation des exploitations familiales», Youssouf Diallo relève que le pays doit être à un niveau de croissance basé sur l’industrialisation, tel que le souhait Macky Sall, avec la subvention des semences et des intrants à hauteur de 70%.

Pour Abdoul Aziz Ba, Idrissa Seck s’engage à respecter le protocole de Maputo qui vise à investir 10% des ressources dans l’agriculture. Car, une bonne agriculture ne peut se faire sans la maîtrise de l’eau et de l’énergie.

Pour Alpha Ba, Ousmane Sonko envisage de recentrer l’agriculture autour de l’exploitation familiale, en accompagnant les agriculteurs dans la diversification agricole et la transformation.

Quant à la thématique sur «la gouvernance alimentaire et nutritionnelle», le mandataire de BBY note que son candidat a doublé la production en riz à hauteur de 1.150.000 tonnes par an.

Pour Alpha Ba de Pastef, son candidat prend l’engagement de réduire les importations pour promouvoir l’autosuffisance alimentaire mais aussi booster les cantines scolaires.

Venu représenter le candidat de la coalition «Madické 2019», Habib Sy, ancien ministre de l’Agriculture de dire, en tant qu’initiateur du Protocole de Maputo, son mentor est décidé à aller au-delà même des 10% préconisés.

La dernière thématique a porté sur «la gouvernance de la santé». Dans ce volet, «Idy 2019» décide de reconduire la Cmu en y apportant des modifications, à maintenir les politiques de santé et à prendre en compte les urgences médicales.

«Sonko 2019», indique la prévention est au cœur de sa politique sanitaire et propose une réforme de la carte sanitaire, avec la création de structures sanitaires de niveau 3 dans chaque commune.

Pour Habib Sy, son candidat milite pour le système d’assurance, avec des ambulances qui se déplaceront tous les mois avec à bord une équipe spécialisée pour aller dans les coins les plus reculés du Sénégal pour prendre en compte les préoccupations sanitaires des populations.

Le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), n’avait pas de mandataire à cette séance d’audit citoyen des prétendants à la présidentielle.

Source: https://fr.allafrica.com/stories/201902220630.html

11 Fév 2019

Atelier Bilan & Perpectives des activités de Enda Pronat dans la zone de Koussanar

Le 28 janvier 2019, Enda Pronat a organisé à Koussanar un atelier de partage des résultats et perspectives de ses activités avec les représentants des communes de Koussanar, Ndoga Babacar et Sinthiou Maleme.

Cet atelier a réuni 96 participant-e-s, dont les sous-préfets de Koussanar et de Makacolibantang, les maires des 3 communes, des élu-e-s, des partenaires au développement, des chefs de village, des présidentes de groupements, des producteurs et jeunes, les services techniques de l’arrondissement, la radio locale.

Le Président de la Fédération Yakaar Niani Wulli a rappelé l’histoire de la Fédération et son partenariat avec Enda Pronat, démarré en 1994 autour de la production de coton biologique certifié. Cette association regroupe aujourd’hui plus de 2000 producteurs/trices répartis dans tout le département de Tambacounda. Elle a évolué vers une diversification des spéculations produites et transformées localement (fonio, sésame, indigo,…) et vers une gestion plus durable des ressources naturelles.

Le représentant local de Enda Pronat, a ensuite présenté les principaux résultats obtenus au cours des 5 dernières années dans la zone (communes de Koussanar, de Ndoga Babacar et de Sinthiou Maleme).

Sur l’axe gouvernance des ressources naturelles :

  • Depuis 2013, plus de 2000 personnes (populations, élu-e-s), dont 50% de femmes, ont été sensibilisées sur les enjeux fonciers et les procédures de régularisation ;
  • Grâce aux nombreuses sensibilisations menées, les populations ont compris les enjeux et déposées plus de 1500 demandes de régularisation qui sont en attente de délibération ;
  • Enda Pronat a également accompagné le processus de redynamisation de la convention locale de gestion durable des ressources naturelles (plus de 500 personnes consultées en 2018)

Sur l’axe de la production agroécologique :

  • Les 2 pompages solaires villageois installés ont permis d’améliorer l’accès des populations et du bétail à l’eau, l’amélioration des revenus maraichers de 50 femmes et l’allègement de leurs tâches ménagères ;
  • Les agriculteurs sensibilisés ont pratiqué la Régénération Naturelle Assistée (RNA) sur 68 ha de terres agricoles en vue de contribuer à la restauration de la fertilité des sols ;
  • Les appuis en semences (9 t d’arachide en 2018) et matériel agricole donné par Enda Pronat en 2018 ont permis l’amélioration de la production de 90 exploitations familiales.

Depuis 25 ans, Enda Pronat accompagne la Fédération Yakaar Niani Wulli dans la promotion de l’agriculture saine et durable auprès de milliers de producteurs/trices répartis dans plusieurs communes du département de Tambacounda. Chaque année, Enda Pronat organise avec ses partenaires de base des auto-évaluations participatives des activités menées. Ainsi, dans l’idée de renforcer davantage les synergies avec les autres acteurs de développement intervenant dans ces communes, il est important de partager les résultats et difficultés vécus, ainsi que les perspectives envisagées.

En 2019, Enda Pronat a prévu i) de mettre en place des classes d’alphabétisation fonctionnelle pour inculquer à 300 jeunes des notions sur la citoyenneté et la gestion durables des ressources naturelles, ii) de poursuivre le processus de redynamisation de la convention locale pour une large appropriation par la population et iii) la redynamisation des filières arachide et fonio avec l’appui de la FAO et d’Action Aid.

Les participant-e-s ont apprécié le partage des résultats et perspectives de Enda Pronat et recommandé de relancer le cadre de concertation des acteurs de développement de l’arrondissement de Koussanar en vue de renforcer davantage les synergies d’action. Le sous-préfet de Koussanar a pris l’engagement de réunir le cadre de concertation des acteurs dès le mois de mars.

06 Fév 2019

Volontaires belges et sénégalaises luttent contre l’érosion des sols

Fondée en 2018, l’association Les voix du climat – Climates voices a pour objectifs d’informer, de sensibiliser et d’accompagner différents publics sur les changements climatiques et en particulier les enjeux de la transition écologique et sociale. Elle est venue en juin 2018 filmer les actions entreprises par les communautés de la zone de Keur Moussa dans les Niayes, pour lutter contre l’érosion, avec l’appui de l’ONG Enda Pronat.

Des volontaires de Quinoa, ONG belge d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, ont également pu  témoigner sur leur expérience dans cette vidéo. Quinoa est une organisation partenaire d’Enda Pronat qui organise des séjours interculturels dans des organisations de différentes régions du monde engagées pour la défense des droits des communautés. Pour la 3e année consécutive, un groupe de volontaires de Quinoa est venu au Sénégal dans une des zones d’ancrage d’Enda Pronat, pour découvrir la vie des populations, et évoluer à leurs côtés dans leurs activités quotidiennes individuelles, familiales et communautaires.
05 Fév 2019

FATICK : LES CONSEILLERS MUNICIPAUX DE NDIOB SENSIBILISÉS SUR LA SÉCURISATION FONCIÈRE

Ndiob, 5 fév (APS) – La commune de Ndiob (Fatick, centre), a initié, en partenariat avec l’ONG Enda Pronat, un forum de sensibilisation des conseillers municipaux, des notables et autres acteurs locaux sur les enjeux fonciers et la sécurisation foncière, a appris lundi l’APS.
“Nous avons initié cette formation à l’endroit des jeunes, des femmes, des animateurs, des notables, des chefs de village et les conseillers municipaux de la commune pour qu’ils comprennent les règles de la gestion foncière, et les outiller pour mieux sécuriser le foncier”, a dit le maire de la commune de Ndiob, Oumar Bâ.
Il s’entretenait avec des journalistes lors d’un atelier de formation des conseillers municipaux organisé dans le cadre du forum de sensibilisation sur les enjeux fonciers et la sécurisation foncière dans la commune de Ndiob.
“Cette formation, a-t-il souligné, intervient dans un contexte où la terre est au centre des préoccupations géostratégiques au niveau mondial pour la simple raison qu’en Europe, il n’y a plus de surfaces cultivables, mais aussi de problèmes familiaux, entre éleveurs et agriculteurs, au niveau local.”
“Aujourd’hui, les continents européen, asiatique et américain sont confrontés à un problème de terres cultivables pour nourrir leurs populations alors l’Afrique qui détient encore 60% des terres cultivables dans le monde suscite des convoitises’’, a-t-il soutenu.
Le maire de Ndiob a dénoncé “le phénomène de l’accaparement des terres”, ajoutant qu’il “peut porter préjudice au continent africain, aux populations africaines et locales puisque nous cultivons nos terres pour se nourrir”.
“Donc, il ne faut pas que nous bazardions nos terres”, a-t-il préconisé, expliquant que c’est la raison pour laquelle la commune de Ndiob et Enda Pronat, ont initié ce forum de renforcement de capacité sur la gestion foncière.
Selon lui, un renforcement de capacités des populations leur permettra de connaître, d’une part, la loi sur les modalités de gestion de la terre, et d’autre part, l’importance des terres dans la vie des collectivités locales.
“Quand elles seront suffisamment imprégnées des enjeux fonciers, ce sont elles-mêmes qui pourront sécuriser leurs terres et leurs ressources naturelles sur la base d’une bonne connaissance et une bonne formation des enjeux et la sécurisation des terres”, a dit l’édile de Ndiob.
Toutefois, a-t-il précisé, sa commune n’est pas spécifiquement confrontée au problème d’accaparement des terres à cause de la vigilance du conseil municipal.
“Les terres sont destinées à la satisfaction des intérêts des populations et non des multinationales. Et en formant nos populations nous voulons prévenir le phénomène d’accaparement des terres”, a-t- encore expliqué.
Ouvert dimanche dernier, ce forum de sensibilisation va se poursuivre jusqu’ au jeudi.
Source: APS
31 Jan 2019

L’alphabétisation fonctionnelle pour une meilleure gestion des ressources naturelles

Du 15 au 18 janvier 2019, une équipe d’Enda Pronat est partie dans la zone de Koussanar en mission de prospection pour la mise en place de classes d’alphabétisation fonctionnelle sur la gouvernance locale des ressources naturelles.

Afin de choisir de manière participative et consensuelle les 10 villages bénéficiaires, les apprenants et les alphabétiseurs, des rencontres ont été organisées dans plusieurs villages, en collaboration avec notre partenaire local la Fédération Yakaar Niani Wulli, avec le chef de village, des notables et divers représentants et représentantes de la population, mais aussi avec les maires de Koussanar et Ndoga Babacar, et avec le sous-préfet de Koussanar et l’adjoint du sous-préfet de Maka Koulibanta.

Le jeudi 17 janvier, Malick SOW, chef du village de Ndémou Gayo, avait rassemblé hommes, femmes et enfants autour de lui pour échanger avec les avec les représentant-e-s d’Enda Pronat et de la Fédération de Yakaar Niani Wulli.

La protection de l’environnement a toujours été au cœur des activités menées par Enda Pronat dans l’ensemble de ses zones d’ancrage, celle de Koussanar y compris. Mais depuis 2012, des activités spécifiquement dédiées à l’amélioration de la gestion des ressources naturelles ont été mises en œuvre avec les populations de cette zone, où l’implication des populations locales dans la gouvernance locale est très faible et le niveau de dégradation des ressources naturelles particulièrement élevé (exploitation du charbon, changements climatiques, forte croissance démographique, réduction des surfaces cultivables…).

Ce sont d’abord des mises en défens qui ont été installées avec une quinzaine de villages, pour favoriser la régénération forestière. Mais face à l’ampleur du phénomène de déforestation sur de très larges superficies, il est paru essentiel d’adopter des stratégies de gestion plus globale des ressources naturelles. Le travail s’est alors peu à peu orienté vers la sensibilisation des populations sur les enjeux fonciers, et la redynamisation d’une ancienne convention locale de gestion des ressources naturelles, délaissée par les populations. De concertations villageoises, en séances zonales d’harmonisation des règles, le processus de renouvellement et de réappropriation de cette convention par les populations est toujours en cours.

C’est pour répondre à une forte et récurrente demande des populations de la zone où le taux d’analphabétisme est l’un des plus élevé du pays, et avec la volonté de renforcer leur éducation citoyenne et environnementale et de faciliter ainsi l’instauration de cette gouvernance participative, équitable et avertie des ressources naturelles, que des classes d’alphabétisation fonctionnelle doivent être mises en place. Réparties dans 6 villages de la commune de Koussanar et 4 villages de la commune de Ndoga Babacar, ces classes regrouperont chacune une trentaine de jeunes hommes et jeunes femmes analphabètes pendant 6 mois. Elles auront pour objectif de partager et renforcer la compréhension des règles de la convention locale, mais aussi du code pastoral, du tout nouveau code forestier, ou encore des enjeux fonciers et des procédures de sécurisation foncière des terres paysannes.

Dès le mois de février, les alphabétiseurs seront formés puis les classes d’alphabétisation pourront débuter.

Il sera nécessaire de poursuivre l’accompagnement mis en place à travers ces CAF sur plusieurs années et au niveau d’un maximum de villages de la zone, afin de favoriser l’émergence d’une génération de citoyens et citoyennes éveillé-e-s qui comprennent les enjeux et qui pourront ainsi participer activement à la gouvernance des ressources de leurs terroirs et les exploiter durablement pour que les générations futures puissent un jour en bénéficier à leur tour.

24 Jan 2019

Litige foncier à Ngnith : Les populations des 47 villages de la réserve du Djaël ont encore marché pour réclamer leurs terres.

Le torchon brûle toujours entre les populations des 47 villages du Djaël et  les responsables de l’entreprise agro-industrielle installée dans la zone de Ngnith depuis maintenant plusieurs années. La décision de l’attribution de 20 000 ha  par l’État à cette entreprise est toujours contestée par ces populations éleveurs. Ces dernières,  très en colère contre les pouvoirs publics, continuent de réclamer la rétrocession de leurs terres.

Regroupées derrière leurs responsables, elles se sont données rendez-vous au niveau de la commune de Ngnith pour organiser une marche de protestation et afficher leur ferme volonté de continuer la lutte pour que leur terres leur soient restituées. Tous les chefs de village de ces 47 localités impactées par le projet, parmi lesquelles on peut citer Kaddu Ndeff, Ndiorno, Ndiourki, Wouro Diali, Gnilling pour ne citer que ceux-là, sont plus que jamais déterminés à poursuivre le combat.

Gorgui Sow Seyfour Sarr et leurs autres camarades de ces villages peulhs demandent au président Macky Sall de  leur restituer ces terres qui, depuis qu’elles ont été mises à la disposition de ces agro industriels étrangers, n’ont apporté que  malheur et pauvreté pour eux, pour leurs enfants et leurs femmes, mais aussi pour leur cheptel.

Que ce soit Senhuile ou tout autre entreprise étrangère qui aurait pris la relève après l’échec reconnu des premiers producteurs italiens qui se sont lancés dans l’aventure, toutes ont échoué  car le projet n’a rien changé ni apporté comme avancées notoires pour les populations du Djaël.

Une situation qui, selon eux, doit pousser les autorités gouvernementales à méditer sur cette affaire et prendre la décision de leur restituer leurs terres pour que la paix puisse revenir définitivement dans cette zone. Un mémorandum a été remis par les  responsables du collectif a l’adjoint au maire.

Ndar Info | 22 Janvier 2019

Tension foncière : les démons de la contestation ressurgissent dans le NDIAEL (vidéo)

​La mutation de SENHUILE devenue désormais «  Ferme de la Téranga » n’enterre pas les accusations de spoliation de terres qui poursuivent cette entreprise installée dans la zone du NDIAEL.Les populations des 47 villages riverains ont marché, mardi, pour exiger de manière définitive la mise à la disposition de leurs terres.

Excédées notamment par l’incapacité du maire de GHITH Adama SARR à gérer le dossier, les populations s’adressent au président Macky SALL à qui ils ont donné une échéance.  « Si, d’ici la présidentielle, aucune mesure n’est prise pour nous mettre dans nos droits, nous prendrons nos responsabilités », a averti un manifestant. Les ruraux renseignent que les parcours du bétail obstrué, les barbelés dressés sur les sillages blessent les troupeaux.

Au terme de la marche, ils ont remis un mémorandum à un adjoint au maire de la Commune.

17 Jan 2019

Bénin/Le Gouvernement prend des mesures contre l’injustice foncière à Womey

La plateforme nationale de la convergence au Bénin a le plaisir de vous informer qu’après le passage de la 2e édition de la Caravane à Womey, une localité où règne une injustice foncière dénommée “affaire MARCOS” sur un domaine litigieux, le Gouvernement du Bénin a en conseil des ministres de ce Mercredi 16 Janvier 2019 retiré des mains de la collectivité MARCOS responsable de cette injustice, le domaine de 12ha pour cause d’utilité publique, au grand soulagement des populations victimes.
En effet, il s’agit d’un conflit domanial qui oppose des acquéreurs de parcelles et la collectivité MARCOS présumée propriétaire du foncier en litige, en raison de l’intention de cette dernière de faire exécuter des décisions de justice qui remonteraient à l’année 1941. Après des investigations menées et qui renseignent que le site impacte un nombre important de personnes (plus de 3000 personnes)  , et que des doutes subsistent sur l’existence de l’authenticité  des jugements mis à exécution, de même que sur la superficie réelle du domaine litigieux, le gouvernement a décidé de prendre des mesures conservatoires allant dans le sens d’une expropriation pour cause d’utilité publique, en application de la législation en vigueur.
Cette décision montre que le plaidoyer fait par la convergence à l’endroit des décideurs politiques lors de la caravane au Bénin et en particulier à Womey est entrain d’avoir ses effets. Ceci constitue une victoire pour toute la convergence.
Vive la convergence.