"Environnement Développement Action pour la Protection Naturelle des Terroirs"
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03 Juin 2019

Participation au quatrième Congrès Mondial de l’agroforesterie

Enda Pronat a participé au quatrième Congrès Mondial de l’Agroforesterie à Montpellier au Palais des congrès Le Corum, du 20 au 25 mai 2019, avec 1200 participant-e-s, 600 posters et 200 communications. Cet événement, qui a lieu tous les cinq ans, était organisé pour la première fois en Europe, par le Cirad et l’Inra, en partenariat avec Agropolis International et l’Université de Montpellier d’Excellence. Ayant réuni un nombre égal de participants de régions tropicales et tempérées où le regain d’intérêt pour l’agroforesterie est plus récent, le congrès avait pour objectif général de renforcer les liens entre la science, la société et les politiques publiques et de combler le fossé entre la recherche et les politiques publiques.

L’agroforesterie est un système de gestion des ressources qui est dynamique, écologique et naturel et qui par l’intégration des arbres dans le paysage, permet une production durable et diversifiée, procurant aux paysan-ne-s des bénéfices sociaux, économiques et environnementaux (Leakey, 1996). Elle apparait dès lors comme un outil précieux permettant de concilier développement socioéconomique et la gestion durable des ressources naturelles, et fait appel à une diversité d’acteurs. C’est ainsi que ce quatrième Congrès Mondial de l’Agroforesterie a vu la participation de chercheurs, décideurs, acteurs de développement et étudiants, afin de discuter sur toutes les grandes questions de recherche en agroforesterie.

Des sessions parallèles en plénières se sont tenues sur des thématiques diverses et interconnectées. Il a été rappelé que l’agroforesterie consiste à protéger, conserver les arbres dans les parcs agroforestiers et introduire des espèces ligneuses afin de répondre aux défis agroenvironnementaux relatifs à la baisse des rendements agricoles, l’érosion du sol, les effets des changements climatiques, la problématique de la gestion de l’eau, la perte de biodiversité des espèces végétales et fauniques, etc.

De nombreux témoignages ont porté sur les avancées notées dans la recherche en agroforesterie et son expansion au niveau mondial. De plus, des communications en plénière ont également montré la contribution de l’agroforesterie dans les défis actuels du monde. Pour preuve, le Directeur du centre de recherche Start international[1] a affirmé que l’« agroforesterie ne doit pas être une agriculture pour les pauvres. Elle doit être une agriculture qui fait face au défi actuel de l’Afrique notamment l’emploi des jeunes. Pour cela, la création des entreprises agroforestières est nécessaire à la base pour la valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) ».

Enda Pronat, en tant qu’ONG active dans le reverdissement et dans l’agroécologie, a fait une communication sur « Natural Assisted Regeneration of woody species in agrosystems of Senegal: agroecological advantages and constraints » pour la session Agroforestery and agroecology : Challenges and opportinuty. Dans cette communication, Enda Pronat a mis en avant :

  • La contribution positive des pratiques agro écologiques sur le développement de la régénération naturelle assistée (RNA) : par exemple, l’épandage de fumier organique améliore la faculté germinative des graines à dormance tégumentaire une fois prétraitées dans le tube digestif des animaux lors du transit. Les espèces dont les graines sont le plus prétraitées sont Faidherbia albida, Balanites aegytiaca Zizyphus mauritiana et Sclerocarya birrea.
  • Les potentiels avantages agro écologiques de la pratique : d’abord, les jeunes pousses des espèces comme Piliostigma reticulatum, Faidherbia albida, Leucena leucocephala et Guiera senegelensis sont protégées par les producteurs au plan agronomique dans le but de fertiliser et d’augmenter la diversité microbienne du sol. Ensuite, au plan pastoral, des espèces comme Acacia raddianna, Faidherbia albida et Adansonia digitata sont maintenues pour l’alimentation du bétail et la santé animale. Enfin, des espèces en voie de disparition comme Lepisanthes Senegalensis, Acacia werek, Cordyla pinnata sont maintenues pour leur rareté.
  • Les contraintes à la mise à l’échelle de la RNA. La divagation animale, les coupes liées aux activités humaines (les transhumants à la recherche d’alimentation pour leurs troupeaux, les femmes à la recherche du bois et les tradipraticiens), la salinisation des terres, le manque de technicité des producteurs pour les opérations de la RNA et la participation partielle des populations perturbent la mise à l’échelle de la RNA.

La conférence a aussi été l’occasion de visiter les Terres de Roumassouze, principal site d’expérimentation du projet de recherche participative «ARBRATATOUILLE », initié par la SCOP Agroof[2], qui a pour objectif d’améliorer les itinéraires techniques des systèmes agroforestiers maraichers.

Une des principales recommandations de cette conférence a été « reverdir notre planète avec l’agroforesterie ». Et pour y arriver, il est mentionné dans la Déclaration finale intitulée « notre planète a besoin d’arbres », quelques recommandations à l’endroit des décideurs publics et privés et des institutions de recherche :

  • Les décideurs politiques mondiaux, les dirigeants d’entreprises et responsables financiers, ainsi que les principales institutions de recherche doivent s’engager rapidement dans un processus de transformation en profondeur afin de promouvoir les avantages de l’agroforesterie auprès des propriétaires et des gestionnaires de terres de la planète ;
  • Les décideurs, gouvernements et régulateurs de l’économie mondiale doivent également accélérer la conception et la mise en place de mécanismes légaux, réglementaires et de soutien afin d’encourager l’adoption généralisée de l’agroforesterie ;
  • Le secteur privé doit élaborer des modèles financiers et d’investissement permettant de mobiliser les ressources en capital nécessaires pour appuyer la transformation des systèmes agricoles en agroforesterie ;
  • Les instituts de recherche doivent continuer à considérer comme prioritaire l’amélioration continue des systèmes agroforestiers à haute performance, adaptés à toutes les tailles d’exploitations agricoles, zones climatiques et niveaux de revenus ;
  • La collaboration avec les universités est nécessaire pour donner la priorité au développement et à la mise en place de modules pédagogiques destinés aux propriétaires et aux gestionnaires de terres afin de les aider à adopter les solutions agroforestières adaptées à leurs contextes.

[1] https://start.org/

[2] https://www.agroof.net/

10 Mai 2019

Les femmes au cœur de pratiques agroécologiques dans la vallée du fleuve Sénégal

Le 06 Avril 2019, à Madina Fresbé, dans la commune de Guédé Village, un atelier de partage d’expériences sur les pratiques agro-écologiques a été organisé entre les femmes des groupements féminins accompagnés par Enda Pronat. Il avait pour objectif de renforcer les synergies entre trois groupements féminins (GPF) de la zone et de partager leurs connaissances sur la gestion des sols et des ravageurs des cultures.

La rencontre s’est tenue dans le jardin agroécologique du GPF de Madina Fresbé. Elle a été introduite par Mme Binta Diallo, Secrétaire du GPF, avec un rappel historique sur le groupement. Ce groupement, fondé en 2015, regroupe plus de 100 femmes, dont 84 sont actives dans un jardin agroécologique. Selon Binta Diallo, « c’est grâce à Enda Pronat que les femmes du groupement sont aujourd’hui bien structurées et qu’elles sont parvenues à obtenir une reconnaissance juridique de leur groupement ». Enda Pronat les appuie également sur les techniques de production agroécologique. En 2018, ce GPF a pu bénéficier d’une pompe solaire raccordée à un mini forage, un moyen d’exhaure fourni par Enda Pronat pour pallier aux difficultés d’eau du GPF qui dépendait jusqu’à présent totalement du casier agricole de Guédé Chantier alimenté en eau par la station de la SAED. Toujours d’après Binta Diallo, « l’arrivée de cette pompe solaire a complétement amélioré les conditions de travail du GPF. Désormais, elles ne dépendent plus des eaux du casier de Guédé, dont la qualité reste douteuse, et elles sont libérées des charges de carburant et de pompiste ; donc leurs frais de campagne sont réduits ».

Pour la contre saison froide, le GPF de Madina Fresbé est allé en campagne d’oignon associé au chou, à la laitue, à l’aubergine, au navet, à la carotte, au maïs, au manioc. Ceci témoigne de la forte diversification et associations culturales.

Le reste de la journée a été consacré à des démonstrations de fabrication de compost liquide et d’un bio-pesticide à base d’ail et de piment, efficace contre les pucerons. Cette prestation a été faite par Mme Cira Hameth Sow en tant que membre du GPF de Lérabé et animatrice de l’UJAK dans la zone. Le compost liquide a été élaboré à base de 6 kg de fumier pour 100 litres d’eau et de feuilles riches en azote et disponibles au niveau des champs (feuilles de niébé, de patate, de « peuf teun », de « guddy » et de leucéna). Le compost liquide vient en complément du fumier qui se fait de plus en plus rare dans certaines zones.

A l’issue de la journée, un temps d’échange a permis aux femmes de rassembler les principaux enseignements sur ce qu’elles venaient d’observer et de discuter, et une satisfaction pouvait se lire sur les visages. Elles ont pu constater l’efficacité et la pertinence de l’installation solaire, et exprimé le souhait d’en bénéficier également au niveau de leurs groupements. Elles ont également souhaité une continuité dans la tenue des rencontres inter-GPF afin de mieux se renforcer mutuellement. Elles ont enfin remercié Enda Pronat pour l’accompagnement technique, mais aussi Le Monde Selon les Femmes pour avoir bien appuyé la tenue de cet atelier qui leur a permis d’acquérir de nouvelles connaissances sur la gestion de la fertilité des sols et des ravageurs des cultures.

02 Mai 2019

Quand une commune décide de prendre en main la gestion de ses ressources naturelles

Les 31 mars et 1er avril, une centaine de représentants des communautés locales étaient rassemblées à la mairie de Ndoga Babacar dans le département de Tambacounda, à l’appel du maire Monsieur Oumar DEME et d’Enda Pronat, pour réfléchir sur les enjeux de la gouvernance foncière et forestière dans la commune et sur les actions à envisager pour plus de durabilité dans la gestion durable de ses ressources.

Pendant ces deux jours, des chefs de villages, présidentes de GPF, élus et jeunes, ont fait l’état des lieux de la gestion des ressources foncières et forestières, ont identifié les contraintes et difficultés pour une gestion durable de ces ressources, et ont proposé des solutions sous forme d’ébauche de plan d’action pour la commune.

Les principaux points de discussion ont porté notamment sur i) le manque d’implication et d’organisation des populations face aux feux de brousse, ii) la complicité des populations et leur faible maitrise des enjeux, le manque d’activités génératrices de revenus alternatives et le faible contrôle du trafic du bois, concernant le défrichement agricole et la coupe illicite du bois, iii) les conflits liés à l’accès à l’eau et à la gestion de l’espace avec les transhumants et les pasteurs, et enfin iv) le foncier avec les accaparements de terres et la problématique de l’accès des femmes à la terre.

Les discussions étaient facilitées par le maire de la commune lui-même, présent et impliqué tout au long des échanges. Il était accompagné par plusieurs experts : le chef de secteur de la brigade des Eaux et Forêts de l’arrondissement, un expert forestier venu spécialement pour l‘occasion avec la délégation d’Enda Pronat, et le coordinateur des programmes d’Enda Pronat, expert des problématiques foncières du Sénégal.

Pendant les échanges, ces trois intervenants ont eu l’occasion de revenir sur la gestion forestière et les innovations majeures du nouveau Code forestier actualisé en novembre 2018, et sur les procédures de sécurisation foncière des exploitations familiales.

L’intervention d’Enda Pronat dans le département de Tambacounda ne date pas d’hier. Cela fait maintenant 25 ans que l’organisation y intervient aux côtés de la fédération Yakaar Niani Wulli et des collectivités locales, pour le développement d’une agriculture saine et durable et la mise en place de mécanismes de gestion durable et participative des ressources naturelles.

Depuis 2017, Enda Pronat travaille avec le conseil municipal de Ndoga Babacar sur la gouvernance des ressources naturelles, particulièrement sur la sensibilisation pour une meilleure sécurisation des ressources foncières. A la demande de la commune, et face à l’ampleur des dégâts connus et constatés dans cette zone particulièrement affectée par l’exploitation du charbon et le trafic illégal du bois facilité par la porosité de la frontière gambienne située à une trentaine de kilomètres, il a paru indispensable d’intégrer également dans les sensibilisations et réflexions la gestion de la ressource forestière.

Les témoignages de certains participants ont particulièrement marqués les échanges, notamment celui du chef de village de Ndoga Babacar. Il est revenu sur les propos d’un de ses homologues qui a dit que si des étrangers viennent couper le bois dans son village, lui aussi ira couper le bois pour ne pas laisser tous les bénéfices aux étrangers. Le chef du village de Ndoga Babacar l’a interpelé en ces termes : « Si tu vois des personnes étrangères au village venir couper la forêt de ton village et que tu vas toi-même couper à côté d’eux pour gagner aussi ta part, finalement tu seras perdant. Car une fois sa besogne accomplie, l’étranger rentrera chez lui, alors que toi tu seras là et il ne te restera qu’un désert ».

Ces propos illustrent bien le fait que le chemin est encore long pour que les populations prennent en main la préservation de leurs forêts et de leurs terres, mais qu’il y a parmi elles des leaders éclairés et décidés à tout mettre en œuvre pour y parvenir. D’ailleurs il existe dans la zone un village que tous les participants y compris le chef de secteur du service des Eaux et Forêts ont cité comme exemple dans la lutte contre la coupe de bois et la gestion durable des ressources. Il s’agit du village de Saré Aladji à la frontière gambienne où le chef de village a mis en place un dispositif de veille en complicité avec les services des Eaux et Forêts pour préserver son village contre la coupe de bois.

Quelques actions ont été identifiées par les participants pour lutter contre la dégradation des ressources naturelles. Il s’agit entre autres de de poursuivre la sensibilisation à l’échelle villageoises / inter villageoise avec l’appui d’animateurs relais bien formés sur ces questions, de doter les comités villageois de petits matériels pour lutter contre les feux de brousse, de pousser les populations à définir des règles locales pour mieux lutter les dégradations en impliquant davantage les jeunes et les femmes. Sur le plan de la sécurisation foncière, les participants ont préconisé l’accompagnement des populations pour l’obtention des titres de délibérations et une meilleure implication des villages dans toute décision relative à leur espace foncier villageois.

Enda Pronat s’est engagée à accompagner la mairie de Ndoga dans ces actions aux côtés des services techniques et des autres partenaires au développement.

 

19 Avr 2019

Annulation de l’octroi de 10.000 ha à une agro-industrie, une victoire pour les populations de Dodel

Le 11 avril 2019, la Cour suprême a annulé l’arrêté préfectoral n°15/AGS/SP du 27 mars 2017 de l’arrondissement de Gamadji Saré qui octroyait 10.000 hectares au groupe agro-industriel Afri Partners, dans les communes de Dodel et Demette. Ce, à la suite du recours déposé par Me Assane Dioma Ndiaye au nom de 2543 habitant-e-s affectées. Sans jamais être écoutée par les autorités compétentes, une grande partie de la population n’a cessé d’alerter et de s’opposer à cette affectation massive aux conséquences désastreuses pour les populations.

Dès le 10 avril 2017, une pétition signée par une centaine de personnes est déposée à la mairie. En mai, les villages se sont constitués en Collectif et ont adressé une lettre à la brigade de gendarmerie de Ndioum, au maire de Dodel, au sous-préfet de Gamadji Saré, au gouverneur de Saint-Louis et au Ministre de l’Intérieur pour leur signifier leur opposition à ce projet. En juin, un huissier a constaté que la délibération de la commune affectant 10 000 hectares à Afri Partners n’a pas été affichée et l’adjoint au maire a refusé de lui remettre le document, ce qui constitue une violation du droit à l’information des populations garanti par la Constitution. Début juillet, des manifestations ont réuni plusieurs centaines de personnes des communes de Dodel, Démette et Aéré Lao[1]. En aout, l’avocat introduisait le recours en annulation de la délibération devant la Cour Suprême. Le 27 septembre, 11 personnes de la commune de Dodel ont été convoquées à la gendarmerie. Elles ont été accompagnées par plus de 2000 personnes. En outre, le Collectif a su mobiliser des organisations de la société civile, notamment Enda Pronat, pour l’accompagner dans sa noble lutte pour la défense des droits des populations locales.

Car en effet, cette attribution foncière a bafoué plusieurs principes des instruments internationaux[2], continentaux[3] et du dispositif juridique national. Le processus de décision n’a pas associé à la consultation toutes les personnes susceptibles d’être concernées de manière à obtenir de la part de ces communautés un consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause. Les populations ont donné leur accord sous la pression de l’administration territoriale. Les chefs de village de tous les villages impactés auraient du être systématiquement associés aux travaux (préalables) de la commission domaniale, conformément à l’art. 35 du décret du 22 mars 1996[4].

Une précipitation déconcertante et incompréhensible s’est opérée pour un projet d’une telle envergure. La convention d’investissement entre les communes et la société marocaine a été signée le 17 janvier 2017 pour une durée de 40 ans renouvelables. La réunion de délibération et la signature de la convention se sont tenues le même jour (24 mars) et l’approbation par le sous-préfet, seulement trois jours après. Selon l’art. 245 du Code Général des Collectivités Locale, le représentant de l’Etat aurait dû donner un délai d’un mois à compter de la date de réception de la délibération pour permettre éventuellement aux populations d’introduire un recours administratif pour contester la délibération. Dans cette affaire, le sous-préfet (en approuvant dans la précipitation) n’a pas donné à la population la chance de le faire.

L’affectation des 10 000 ha en un seul tenant aurait perturbé fondamentalement les conditions de vie des populations locales dans une commune dont le potentiel foncier est estimé à 26 485 ha. Cela veut dire que le groupe marocain aurait détenu près de 40% du potentiel foncier de la commune. La perte du seul outil de production (la terre) au profit du Groupe marocain aurait été synonyme d’un passage du statut d’agriculteur indépendant à celui d’ouvrier agricole pour les populations et les générations à venir.

Le Collectif reconnaît que des investissements sont essentiels si on veut améliorer de façon durable la sécurité alimentaire. Les populations ne refusent pas l’exploitation des terres, mais préfèrent des aménagements publics aptes à promouvoir une agriculture familiale modernisée, durable et équitable. Or, depuis 1990, l’Etat n’a réalisé qu’un seul aménagement de 380 ha dans la commune. En y ajoutant les périmètres villageois, la moyenne de terre aménagée par ménage est d’à peine 10 ares, ce qui ne permet pas d’assurer une autosuffisance alimentaire.

La SAED a réalisé des études techniques sur 2000 ha dans la zone. Sur ces bases l’Etat pourrait renforcer les aménagements hydro agricoles. Des conditions de réussite de ces futurs aménagements publics sont déjà réunies : l’eau, la terre et la main d’œuvre, constituée d’agriculteurs qui maitrisent la culture irriguée. Par ailleurs, les opérateurs économiques nationaux ou internationaux pourront signer avec les exploitants de ces aménagements agricoles des contrats de production. Cette stratégie consistera à vendre avant même de produire et ainsi de lutter contre l’émigration et l’exode rural.

[1] https://www.youtube.com/watch?v=DYd98nXxCN8&t=4781s

[2] Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts

[3] Cadre et Lignes directrices sur les politiques foncières de l’Union Africaine (Syrte, 2009)

[4] Décret n° 96-228 du 22 mars 1996 relatif aux attributions des chefs de circonscription administrative et des chefs de village

15 Avr 2019

Visite d’échange dans la ferme de Beer Shéba avec les producteurs de Ndiob

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa mission d’accompagner les populations locales dans une vision de développement durable, ENDA PRONAT en collaboration avec le Conseil Municipal de Ndiob , a organisé une visite d’apprentissage et d’échange des producteurs Ndiob sur les bonnes pratiques agro-écologiques au niveau de la ferme de Beer Shéba. Pour rappel la ferme Beer Shéba forme des étudiants sur les techniques productions et de transformations durables en mettant l’accent sur l’agro-écologie, la permaculture, l’agroforesterie avec une forte dimension religieuse.

Cette visite a eu lieu jeudi 28 mars avec plus de 45 producteurs et productrices de la commune de Ndiob pour échanger avec les animateurs de la ferme sur les méthodes de production, transformation et valorisation des produits. Le groupe est accompagné par le maire de Ndiob, Oumar Ba, qui a lancé une ambitieuse initiative pour faire de sa commune la première « commune verte » au Sénégal. À Ndiob (département de Fatick) la production agricole est freinée par la pression foncière et la dégradation des ressources naturelles (effets des changements climatiques, actions anthropiques etc.).

Face à ces multiples défis, Enda Pronat travaille depuis 2017 en partenariat avec la commune, la coopérative des agriculteurs et les comités villageois de développement sur l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion agroécologique de la commune.

Cette visite était retransmise en direct par la radio communautaire de Ndiob pour une large diffusion des enseignements de cette visite. Parmi les leçons apprises on peut citer :

  • les systèmes de polycultures,
  • les techniques de compostage
  • agroforesterie,
  • la valorisation des feuilles de manioc
  • la production de viande (volailles, bovins, porcs) et de charbon bio.

Au terme de cette visite, les producteurs de la commune de Ndiob etaient tres satisfaits et ils s’intéressaient surtout sur la gestion durable de l’eau, les méthodes pour augmenter la fertilite des sols et la régénération des especes. En outre, Eric , gestionnaire de la ferme , a insisté en sensibilisant les visiteurs sur le rôle fondamental que joue un sol fertile dans la production et il a manifesté son souhait d’accompagner la commune de Ndiob dans sa vision agro-écologique.

29 Mar 2019

L’engagement Zéro Déchet au Sénégal

Le samedi 9 mars 2019, Enda Pronat a participé à une rencontre organisée par l’association Zéro Déchet Sénégal, portant sur la sensibilisation à la problématique des déchets dans le monde et au Sénégal, et sur la présentation de l’association.

Les profils des participant-e-s étaient très variés : particuliers, membres d’organisation de la société civile nationale et internationale, enseignant-e-s, salarié-e-s en hôtellerie, … Une quarantaine de personnes étaient présentes.

La journée a commencé avec un quizz, lors duquel l’assemblée a pu apprendre par exemple qu’au Sénégal en moyenne chaque habitant produit 190 kg par an de déchets ménagers, et que seul 9 % du plastique est recyclé dans le monde.

Les membres de l’association ont ensuite exposé la situation des déchets dans le monde, et les participant-e-s ont ainsi pu découvrir avec surprise que pour produire une bague en or de 5 g, 2700 kg de matières sont utilisés au total, ou que 434 kg de matière sont nécessaires pour produire un ordinateur portable de 2,8 kg… ils ont également découvert que 8 millions de tonnes de déchets sont déversées chaque jour dans les océans, dont 80 % provenant d’activités terrestres.

Au niveau du Sénégal, la gestion des déchets est un réel problème. La décharge de Mbeubeuss est la plus grande décharge d’Afrique et une des plus grandes du monde. Elle se rapproche de plus en plus de la mer (moins d’un kilomètre aujourd’hui). Le Sénégal est aussi un des principaux pays récepteur de déchets toxiques au monde.

Les discussions se sont ensuite orientées vers les solutions individuelles et collectives à mettre en place et à encourager.

Les membres de l’association ont présenté les grands principes de la démarche zéro déchet :

Pour éviter la création de déchets à la base :

  • Refuser : savoir dire non aux produits à usage unique (sachet plastique, pailles, …), aux publicités, …
  • Réduire: acheter moins de produits emballés, réduire la consommation d’énergie, …

Pour éviter de jeter :

  • Réutiliser: ce qui peut avoir une seconde vie (sac en tissu, contenants en verre, …)

Et ce qui ne peut être ni refusé, ni réduit ni réutilisé

  • Recycler: verre, papier, carton, métal, tissu, stylo, cartouches d’encre, bouchon
  • Composter le reste, les déchets organiques

Les participant-e-s ont ensuite identifiés les 5 déchets les plus courants à Dakar (sachets plastiques/sachets d’eau ; tasses en plastique ; emballages alimentaires ; tissus ; déchets organiques), et se sont répartis en 5 groupes de réflexion sur les solutions individuelles et collectives. De nombreuses idées ont été partagées (beaucoup d’informations pratiques sur le site de l’association http://www.zerowastesenegal.org/, sur le groupe facebook https://www.facebook.com/groups/zerodechetsenegal/, et la page facebook https://www.facebook.com/zerodechetsenegal/).

Ces échanges ont permis aux participant-e-s d’avoir des idées d’actions à mettre en œuvre au niveau individuel mais aussi au niveau de leur foyer ou de la structure où ils travaillent. L’importance de la volonté politique a également été soulignée, avec la mise en place d’actions concrètes portées par l’Etat et de lois pour venir renforcer et compléter les actions citoyennes. A cette occasion, l’engagement pris pendant la campagne électorale par le Président Macky Sall nouvellement réélu a été rappelé (https://sunuelection.com/programme-macky-sall/) et l’Association Zéro Déchet Sénégal a été invitée à interpeler le Président à ce sujet.

La rencontre s’est terminée par une présentation de l’association et de ses différents pôles (projet pilote, événements, communication et formation).

25 Mar 2019

Les communautés reverdissent le Sahel

 

Les 12 et 13 mars 2019, s’est tenu à l’hôtel club des filaos de Saly (Mbour), l’atelier de pré-validation des études de référence dans le cadre du Programme « Les communautés reverdissent le Sahel », porté au Sénégal par le Consortium composé du Centre National de Recherches Forestières de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (CNRF/ISRA), de ENDA Énergie, de ENDA Pronat et de IED Afrique qui en assure la coordination au niveau national.

Cet atelier avait pour objectif de partager et de discuter les résultats de ces études de référence, de réfléchir sur des pistes d’amélioration des approches méthodologiques (capitalisation des expériences, stratégie de reverdissement, choix des sites d’intervention, etc.), d’explorer les opportunités de partenariat et de synergie avec les parties prenantes clés dans la mise en œuvre et réfléchir sur le processus de mise en place d’une plateforme des parties prenantes sur le reverdissement au niveau du Sénégal.

Le Programme « Les communautés reverdissent le Sahel » vise à reverdir 200 000 ha dans trois pays de l’Afrique de l’Ouest (Niger, Burkina Faso et Sénégal) dont 60 000 ha pour le Sénégal, valoriser les produits forestiers non ligneux issus de la régénération naturelle assistée (RNA) et mener des actions de plaidoyer et lobbying pour la prise en compte de la RNA dans les décisions politiques. Ce programme s’aligne bien avec les objectifs du Sénégal dans le cadre de la Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) où l’Etat s’est fixé 500 000 ha de mise en défens/RNA avec l’appui des organisations non gouvernementales.

Ces objectifs ambitieux et audacieux témoignant des défis à relever, expriment tout de même la nécessité de réunir tous les acteurs potentiels susceptibles de contribuer à l’atteinte des objectifs du projet. A cet effet, le présent atelier a vu la participation des députés membres du Réseau des Parlementaires pour la Protection de l’Environnement au Sénégal (REPES), des producteurs leaders et des maires des communes étudiées (Mboula, Diouroup, Diognick, Khatre Sy et Koussanar), des représentants d’ONG et des services techniques (eaux et forêts, agriculture, élevage).

Dans sa première partie, les discussions ont tourné autour des résultats d’études portant sur la revue du cadre légal des politiques de reverdissement et de l’évolution des approches de la gouvernance. Les études ont mis en relief la pluralité des lois nationales et des conventions nationales ratifiées, et leur évolution d’une gestion centralisée au niveau de l’Etat à une gestion décentralisée, puis enfin à une gestion concertée qui soutient la participation des communautés à la gouvernance locale. Considérant qu’on ne peut pas prétendre gérer une chose sans connaître son potentiel, les échanges ont aussi porté sur les résultats de la revue documentaire sur les produits forestiers non ligneux (PFNL) et des situations de référence de la RNA dans les communes de Ndiognick, Mboula, Mbayène, Diouroup et Koussanar. Les discussions ont aussi été enrichies par le partage d’expériences de reverdissement des acteurs, notamment capitalisées par la Direction des Eaux et Forêts et des Etablissements Classées, de l’ONG SOS Sahel et de l’Institut National de Podologie à travers le programme Gestion Durable des Terres (GDT).

Dans sa seconde partie, la réflexion a été poussée autour des stratégies de mises en œuvre de la RNA, de la valorisation des PNFL et des politiques.

Au terme de cette première rencontre, des recommandations fortes ont été soulignées, dont les principales sont de :

  • Renforcer les alliances pour une vulgarisation de la RNA au Sénégal ;
  • Poursuivre le diagnostic dans les zones à fort potentiel de RNA ;
  • Identifier des filières porteuses pour la valorisation des produits forestiers non ligneux (PFNL) ;
  • S’appuyer sur les plateformes existantes (Plateforme GDT, les directives volontaires etc.) ;
  • Installer un cadre de réflexion spécifique sur la RNA ;
  • Intégrer les institutions de formation dans la mise en œuvre du projet dans le cadre de l’éducation environnementale pour un changement de comportement,
  • Mettre en place un fonds incitatif destiné aux producteurs qui vont pratiquer la RNA.

Dans les prochaines étapes, il s’agira dès lors pour le consortium du programme au Sénégal « Les communautés reverdissent le Sahel », d’exploiter les différentes contributions des participants pour affiner les différentes études de référence et de les restituer au niveau des différentes communes étudiées pour enfin tout compiler et dégager un plan d’action triennal.

 

08 Mar 2019

SENEGAL: HEARING SESSION – CANDIDATES IN THE PRESIDENTIAL FACING THE CRAFS

Les organisations membres du Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (Crafs) en collaboration avec la Plateforme nationale Directives volontaires et gouvernance foncière, ont organisé hier, jeudi 21 février, une séance d’audition citoyenne des candidats à la présidentielle de 2019 sur 4 thématiques principales.

Le Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (Crafs) qui regroupe Action Aid, Ajs, Cicodev, Cncr, Congad, ENDA PRONAT, en partenariat avec tous les acteurs du secteur économique ainsi que la société civile a procédé à l’audition citoyenne des 5 candidats à la présidentielle de 2019.

Quatre thématiques ont été soumises aux candidats, relatives aux préoccupations du monde rural, à prendre en compte dans les politiques publiques. Le premier thème porte sur «la gouvernance des ressources naturelles», avec tous les problèmes liés à la spéculation foncière.

Pour Alpha Ba, représentant de «Sonko Président», son candidat promet de faire une audite foncière afin de retourner la gestion des terres aux collectivités locales. Il s’engage aussi à faire de la refonte foncière une réalité.

Le mandataire de la coalition «Idy 2019», Abdoul Aziz Gueye s’engage au nom de son candidat à appliquer les décisions de la Commission nationale de réforme foncière.

Quant à l’accessibilité aux terres, Youssouf Diallo de Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) prône une gestion plus optimale qui privilégie les citoyens Sénégalais, conformément à la loi sur le Domaine national qui protège certaines terres, et aussi les forêts classés, entre autres.

Sur la deuxième thématique qui a trait à «la transformation des exploitations familiales», Youssouf Diallo relève que le pays doit être à un niveau de croissance basé sur l’industrialisation, tel que le souhait Macky Sall, avec la subvention des semences et des intrants à hauteur de 70%.

Pour Abdoul Aziz Ba, Idrissa Seck s’engage à respecter le protocole de Maputo qui vise à investir 10% des ressources dans l’agriculture. Car, une bonne agriculture ne peut se faire sans la maîtrise de l’eau et de l’énergie.

Pour Alpha Ba, Ousmane Sonko envisage de recentrer l’agriculture autour de l’exploitation familiale, en accompagnant les agriculteurs dans la diversification agricole et la transformation.

Quant à la thématique sur «la gouvernance alimentaire et nutritionnelle», le mandataire de BBY note que son candidat a doublé la production en riz à hauteur de 1.150.000 tonnes par an.

Pour Alpha Ba de Pastef, son candidat prend l’engagement de réduire les importations pour promouvoir l’autosuffisance alimentaire mais aussi booster les cantines scolaires.

Venu représenter le candidat de la coalition «Madické 2019», Habib Sy, ancien ministre de l’Agriculture de dire, en tant qu’initiateur du Protocole de Maputo, son mentor est décidé à aller au-delà même des 10% préconisés.

La dernière thématique a porté sur «la gouvernance de la santé». Dans ce volet, «Idy 2019» décide de reconduire la Cmu en y apportant des modifications, à maintenir les politiques de santé et à prendre en compte les urgences médicales.

«Sonko 2019», indique la prévention est au cœur de sa politique sanitaire et propose une réforme de la carte sanitaire, avec la création de structures sanitaires de niveau 3 dans chaque commune.

Pour Habib Sy, son candidat milite pour le système d’assurance, avec des ambulances qui se déplaceront tous les mois avec à bord une équipe spécialisée pour aller dans les coins les plus reculés du Sénégal pour prendre en compte les préoccupations sanitaires des populations.

Le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), n’avait pas de mandataire à cette séance d’audit citoyen des prétendants à la présidentielle.

Source: https://fr.allafrica.com/stories/201902220630.html

11 Fév 2019

Atelier Bilan & Perpectives des activités de Enda Pronat dans la zone de Koussanar

Le 28 janvier 2019, Enda Pronat a organisé à Koussanar un atelier de partage des résultats et perspectives de ses activités avec les représentants des communes de Koussanar, Ndoga Babacar et Sinthiou Maleme.

Cet atelier a réuni 96 participant-e-s, dont les sous-préfets de Koussanar et de Makacolibantang, les maires des 3 communes, des élu-e-s, des partenaires au développement, des chefs de village, des présidentes de groupements, des producteurs et jeunes, les services techniques de l’arrondissement, la radio locale.

Le Président de la Fédération Yakaar Niani Wulli a rappelé l’histoire de la Fédération et son partenariat avec Enda Pronat, démarré en 1994 autour de la production de coton biologique certifié. Cette association regroupe aujourd’hui plus de 2000 producteurs/trices répartis dans tout le département de Tambacounda. Elle a évolué vers une diversification des spéculations produites et transformées localement (fonio, sésame, indigo,…) et vers une gestion plus durable des ressources naturelles.

Le représentant local de Enda Pronat, a ensuite présenté les principaux résultats obtenus au cours des 5 dernières années dans la zone (communes de Koussanar, de Ndoga Babacar et de Sinthiou Maleme).

Sur l’axe gouvernance des ressources naturelles :

  • Depuis 2013, plus de 2000 personnes (populations, élu-e-s), dont 50% de femmes, ont été sensibilisées sur les enjeux fonciers et les procédures de régularisation ;
  • Grâce aux nombreuses sensibilisations menées, les populations ont compris les enjeux et déposées plus de 1500 demandes de régularisation qui sont en attente de délibération ;
  • Enda Pronat a également accompagné le processus de redynamisation de la convention locale de gestion durable des ressources naturelles (plus de 500 personnes consultées en 2018)

Sur l’axe de la production agroécologique :

  • Les 2 pompages solaires villageois installés ont permis d’améliorer l’accès des populations et du bétail à l’eau, l’amélioration des revenus maraichers de 50 femmes et l’allègement de leurs tâches ménagères ;
  • Les agriculteurs sensibilisés ont pratiqué la Régénération Naturelle Assistée (RNA) sur 68 ha de terres agricoles en vue de contribuer à la restauration de la fertilité des sols ;
  • Les appuis en semences (9 t d’arachide en 2018) et matériel agricole donné par Enda Pronat en 2018 ont permis l’amélioration de la production de 90 exploitations familiales.

Depuis 25 ans, Enda Pronat accompagne la Fédération Yakaar Niani Wulli dans la promotion de l’agriculture saine et durable auprès de milliers de producteurs/trices répartis dans plusieurs communes du département de Tambacounda. Chaque année, Enda Pronat organise avec ses partenaires de base des auto-évaluations participatives des activités menées. Ainsi, dans l’idée de renforcer davantage les synergies avec les autres acteurs de développement intervenant dans ces communes, il est important de partager les résultats et difficultés vécus, ainsi que les perspectives envisagées.

En 2019, Enda Pronat a prévu i) de mettre en place des classes d’alphabétisation fonctionnelle pour inculquer à 300 jeunes des notions sur la citoyenneté et la gestion durables des ressources naturelles, ii) de poursuivre le processus de redynamisation de la convention locale pour une large appropriation par la population et iii) la redynamisation des filières arachide et fonio avec l’appui de la FAO et d’Action Aid.

Les participant-e-s ont apprécié le partage des résultats et perspectives de Enda Pronat et recommandé de relancer le cadre de concertation des acteurs de développement de l’arrondissement de Koussanar en vue de renforcer davantage les synergies d’action. Le sous-préfet de Koussanar a pris l’engagement de réunir le cadre de concertation des acteurs dès le mois de mars.

06 Fév 2019

Volontaires belges et sénégalaises luttent contre l’érosion des sols

Fondée en 2018, l’association Les voix du climat – Climates voices a pour objectifs d’informer, de sensibiliser et d’accompagner différents publics sur les changements climatiques et en particulier les enjeux de la transition écologique et sociale. Elle est venue en juin 2018 filmer les actions entreprises par les communautés de la zone de Keur Moussa dans les Niayes, pour lutter contre l’érosion, avec l’appui de l’ONG Enda Pronat.

Des volontaires de Quinoa, ONG belge d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, ont également pu  témoigner sur leur expérience dans cette vidéo. Quinoa est une organisation partenaire d’Enda Pronat qui organise des séjours interculturels dans des organisations de différentes régions du monde engagées pour la défense des droits des communautés. Pour la 3e année consécutive, un groupe de volontaires de Quinoa est venu au Sénégal dans une des zones d’ancrage d’Enda Pronat, pour découvrir la vie des populations, et évoluer à leurs côtés dans leurs activités quotidiennes individuelles, familiales et communautaires.