"Environnement Développement Action pour la Protection Naturelle des Terroirs"
54, Rue Carnot , Immeuble Cheikh Hamidou KANE Dakar , Plateau
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3370
13 Août 2020

La terre, notre identité

Notre démarche n’est pas ponctuelle. elle se fonde sur la mission et la vision de notre maison mère, le réseau international enda tiers-monde dont enda Pronat est membre. il s’agit pour nous d’accompagner les communautés à la base, acteurs de l’économie locale et nationale, et les acteurs politiques à tous les nouveaux (local, national, sous régional et même international) dans une démarche de recherche action, pour aller vers des modèles de développement durable. les résultats de cette démarche nous permettent de construire des alternatives et de bâtir un plaidoyer sur des politiques locales, nationales, sous régionales et internationales, porté par l’ensemble des acteurs. Ce qui fait d’Enda tiers monde, et bien sûr d’Enda Pronat aussi, des acteurs de transformation de nos sociétés, pour la construction de modèles de production et de consommation plus durables, au niveau de l’alimentation, de la transmission des savoirs ou connaissances, de la création de richesses, des systèmes de gouvernance et d’exploitation de nos ressources naturelles pour la construction de modèles de développement durable qui rétablissent l’équité et la justice sociale entre les peuples. C’est construire réellement son autonomie et aspirer à la souveraineté.
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13 Juil 2020

Déclaration suite à l’attaque à main armée et cambriolage du domicile du porte-parole de la CGLTE OA

Nous, Plateformes Nationales de la Convergence Globale des luttes Terre et Eau Ouest Africaine (CGLTE OA), représentant de 15 pays et organisations, sommes signataires de la présente déclaration.

Face à l’agression dont a été victime, notre Camarade Massa KONE, Porte-parole de la CGLTE OA et de No vox Afrique, Membre du Comité international du Forum Social Mondial et de la coordination pour le Droit à l’Alimentation et la Nutrition, le vendredi 22 juin 2020 à son domicile.

Nous sommes indignés face à cette intervention musclée qu’a subi Massa KONE et sa famille, par six (06) individus cagoulés et habillés en tenue militaire avec des armes de guerre, qui s’est soldé par des actes de vandalisme, d’agressions, et de pillages de son domicile et en présence des enfants terrorisés.

Nous condamnons, ensemble et sans réserve cet acte barbare à l’encontre de Massa KONE et sa famille et mettons en garde les commanditaires et exécutants.

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09 Juil 2020

Dynamique nationale pour une transition agroécologique au Sénégal (DyTAES).

En mai 2019, suite à la déclaration du Président de la République faisant de la transition agroécologique un axe prioritaire de son quinquennat, les différentes organisations, plateformes et réseaux engagés dans l’agroécologie au Sénégal ont décidé de se réunir au sein d’une seule alliance dans le but de mener une action de dialogue politique d’envergure nationale : cette initiative a donné naissance à la Dynamique Nationale pour une Transition Agro-Ecologique au Sénégal (DyTAES).

09 Juil 2020

Le Réseau des communes et villes vertes du Sénégal (REVES)

Une trentaine de maires sont entrain de mettre en pratique l’agroécologie dans leurs communes en luttant contre l’introduction d’OGM et la réduction de l’utilisation des pesticides chimiques, en mettant en défens des forêts, en œuvrant pour la régénération des pâturages, en promouvant les énergies renouvelables pour favoriser l’accès des producteurs/trices à l’eau d’irrigation, etc. Ils se sont rassemblés au sein du REVES qui a tenu son assemblée constitutive à Ndiob, le 16 janvier 2017.

En 2018, le REVES a également co-organisé avec Enda Pronat, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FENAB) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) la 2ème édition des journées de l’agroécologie les 5 et 6 février 2018 à la Place du Souvenir Africain à Dakar. Ces journées ont été clôturées par la «Nuit de l’Agroécologie» au Théâtre Daniel Sorano, avec une retransmission en direct des débats à la 2STV

1. Ndiob, à la tête du REVES

Le maire de la commune de Ndiob assure la présidence du REVES.

La commune de Ndiob est chef-lieu d’Arrondissement du même nom dans le Département de Fatick, Région de Fatick. Elle couvre une superficie de127 km² englobant 18 villages et 19 028 habitants.

Le conseil municipal actuel de Ndiob a été installé en Juin 2014 suite aux dernières élections municipales du Sénégal. Dès son installation le conseil municipal a défini officiellement et adopté sa vision de développement économique et sociale «Faire de Ndiob une commune verte, résiliente à travers un processus de développement économique et social endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables.»

Pour mettre en œuvre sa vision, en 2017 la commue a sollicité l’appui de ENDA-PRONAT qui l’a accompagné dans la réalisation d’un diagnostic participatif du terroir, notamment l’état de dégradation des RN et recueillir l’avis des populations (plus d’un millier de personnes dont 50% de femmes) par rapport aux actions à envisager pour régler les problèmes constatés.

Une évaluation des systèmes de production a été menée dans le but d’aboutir à l’élaboration d’un modèle de développement agricole compris et accepté par les populations. En réponse à la problématique majeure de dégradation de leur environnement, les populations ont préconisé plusieurs actions comme la mise en place d’une convention locale de gestion durable des ressources naturelles, des activités de renforcement de capacités et des appuis en matériel et intrants agricoles (semences, matière organique) pour accompagner la transition agro écologique.

Pour faciliter la mise en œuvre de ces actions,le conseil municipal de Ndiob principal animateur du dispositif a mis en place le Collectif des Amis et Partenaires de la Commune de Ndiob (CAP COMMUN). Les premiers résultats du programme de Transition Agroécologique sont déclinés dans le rapport de l’atelier bilan du quinquennat du conseil municipal.

08 Juil 2020

Communiqué de presse de la Coalition suisse pour le droit aux semences: La Suisse, le Liechtenstein et la Norvège sapent le droit aux semences dans les pays du Sud

Berne, le 9 juillet 2020 – Dans une lettre ouverte, 250 organisations de 60 pays demandent à la Suisse, à la Norvège et au Liechtenstein de cesser d’imposer aux pays du Sud des lois strictes sur la protection des obtentions végétales qu’ils ne respectent pas eux-mêmes. Cette demande des pays de l’AELE pour une protection stricte des variétés végétales – une sorte de protection par brevet des semences – restreint considérablement la libre utilisation des semences aux dépens des agriculteurs du Sud. Le droit à l’alimentation, la souveraineté alimentaire et la diversité agrobiologique sont menacés. 

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25 Juin 2020

« COVID-19 et impacts socio-économiques sur le monde rural : il faut réformer les politiques agricoles

Installation de la COVID-19 au Sénégal avec des impacts socio-économiques sur le monde rural et l’Agriculture

Annoncé officiellement au Sénégal le 2 mars 2020, la COVID-19 a touché aujourd’hui toutes les régions du pays. L’interdiction de rassemblement le 13 mars, l’état d’urgence proclamé le 23 mars avec des mesures d’endiguement, notamment la restriction des déplacements interurbains, et la suspension des marchés hebdomadaires ou « louma », ont engendré divers impacts et mis en lumière les limites des politiques sanitaires, mais aussi socio-économiques et agro-environnementales du pays.
Les populations vulnérables les plus touchées par cette pandémie, sont celles des quartiers des banlieues qui vivent dans des situations précaires, mais aussi celles du monde rural, beaucoup moins équipées et résilientes pour se défendre face au virus, notamment les agropasteurs et personnes actives des secteurs de l’informel.
En effet, la commercialisation des produits agricoles de la contre-saison froide qui sont périssables, a été sévèrement perturbée. L’économie rurale principalement assurée par le secteur primaire qui représente 16% du PIB et 50% des emplois est paralysée. Des stocks de semences sont autoconsommés par endroit pour faire face à la soudure précoce, et la campagne agricole d’hivernage est compromise par manque de ressources matérielles (intrants et équipements) et/ou financières qui aurait dû se faire pour certains avec les recettes de la campagne de contre-saison.
Face à une démographie galopante, à un modèle agricole mondial à bout de souffle, aux effets croissants du réchauffement climatique, … : comment parvenir à assurer la sécurité alimentaire des populations de manière durable ? Cette question d’ordre mondial est devenue d’autant plus préoccupante dans un contexte de pandémie de la COVID-19 qui remet plus que jamais en question nos systèmes alimentaires.

Les plans de riposte adoptés par l’Etat, les organisations de la société civile et les populations s’inscrivent dans le très court terme, alors que l’insécurité alimentaire s’accentue

Bien avant le début de la pandémie du COVID-19, 135 millions de personnes à travers le monde étaient déjà confrontées à une situation d’insécurité alimentaire grave en raison de crises ou de chocs préexistants : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1269763/icode/.
Selon la FAO, en 2020, 24 millions de Sahéliens, dont la moitié sont des enfants, ont besoin d’une assistance et d’une protection vitales, le nombre le plus élevé jamais enregistré. En raison de la violence généralisée et des catastrophes naturelles, 6,9 millions de personnes sont confrontées aux conséquences désastreuses des déplacements forcés. Plus de 4,5 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur de leur pays ou réfugiées – soit un million de plus qu’en 2019, et 2,5 millions de retournés luttent pour reconstruire leur vie.
Au Sénégal, le bilan négatif de la précédente saison des pluies (2019) annonçait déjà une situation d’insécurité alimentaire et de malnutrition accrue et préoccupante, selon un rapport de la FAO de novembre 2019. L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) avait déclaré qu’au moins 975 000 personnes avaient été touchées par la sécheresse au Sénégal . Déjà en 2019, des signaux d’insécurité alimentaire étaient perceptibles sur le terrain.
La situation inquiétante de la crise annonce des menaces plausibles d’insécurité alimentaire, et d’écroulement de l’économie nationale, surtout pour un pays comme le Sénégal ou le déficit commercial s’est aggravé au mois de mars dernier, indique la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Durant le mois de mars 2020, les échanges extérieurs du Sénégal font ressortir un déficit de 274,5 milliards contre 29,4 milliards en février 2020, soit un creusement de 282,8 milliards’’, constate la DPEE dans son Point mensuel de conjoncture pour le mois de mars : http://aps.sn/actualites/economie/article/le-deficit-commercial-s-est-degrade-en-mars-dpee.

De surcroît, quand on se réfère au communiqué du 18 mars 2020 du Directeur du commerce intérieur, le pays était à un stock cumulé de 246 mille tonnes de riz (denrée la plus consommée par les sénégalais et son niveau d’importation toujours trop importante) pour couvrir deux mois et demi, et attendait un complément de 120 mille tonnes au mois d’avril pour atteindre une couverture des besoins du pays pendant quatre mois

Dans la confusion totale et l’incertitude sur l’avenir que la crise de la COVID-19 nous réserve, des initiatives d’appuis sont notées autant du côté de l’Etat que des organisations de la société civile, principalement sur la sensibilisation pour le respect des mesures barrières et des dons de kits de protection sanitaire, de vivres de soudure, l’appui en intrants et en matériel agricole. En effet, des plans de riposte sectorielle, notamment de l’agriculture, de l’élevage et du développement territorial sont mis en place par le gouvernement pour gérer l’urgence de sortie de crise dans le court terme.
Par exemple, pour cette présente campagne agricole 2020, le Gouvernement du Sénégal a décidé de faciliter l’acquisition d’intrants et de matériels agricoles subventionnés à hauteur de 60 à 70% et d’accompagner les petites exploitations agricoles pour un coût global de 90 361 598 870 FCFA.
Au vu des besoins des populations vulnérables touchées par la crise, sans parler des retards liés à leur mise en place effective, ces plans d’aide sont très insuffisants et n’ont pas non plus intégré de planification stratégique à moyen et long terme pour promouvoir le développement de systèmes alimentaires durables et viser la souveraineté alimentaire et nutritionnelle.
En outre, certaines tranches de la population rurale, particulièrement des acteurs économiques agrosylvopastoraux et de l’artisanat, ont eux aussi su mettre à l’épreuve leur ingéniosité en exploitant les potentialités des ressources de leur territoire et réorganisant leur système d’exploitation. Il s’agit notamment devant la situation d’urgence, du développement de marchés de proximité au niveau des villages et communes, de partenariats commerciaux entre producteurs, transporteurs et commerçants, du renforcement de l’autonomie et du pouvoir de négociation des exploitations familiales. Seulement, aucune garantie de pérennisation et de mise à l’échelle de ces initiatives ponctuelles et éparses n’est donnée.

Nécessité de politiques cohérentes qui promeuvent des systèmes de production et économiques plus résilients et autonomes.

Le Sénégal n’est pas encore sorti de cette situation de crise sanitaire avec des incidences á tous les niveaux (social, économique, écologique). Les plans de riposte des autorités contre la COVID-19 sont éphémères et les défis de l’agriculture sénégalaise énormes. Et pourtant, des acteurs de la société civile avaient sonné l’alerte bien avant la pandémie en incitant les gouvernants vers des politiques de développement plus résilientes aux crises et catastrophes naturelles et qui garantissent mieux la bonne gouvernance des ressources naturelles et la reconquête de la souveraineté alimentaire.
C’est dans cette logique que les résultats du diagnostic produit par la Dynamique pour la Transition Agroécologique au Sénégal (DyTAES) lors d’un vaste processus de consultation dans les six zones éco-géographiques du Sénégal au second semestre de l’année 2019 ont mis en relief 15 défis auxquels l’Agriculture sénégalaise fait face. Et nous constatons que les effets de la crise n’ont pas changé le contenu du diagnostic de la DyTAES, mais l’ont plutôt mis au grand jour. Les difficultés et l’insécurité constatés durant cette crise confirment à nouveau la pertinence des recommandations d’ordre général et spécifiques de la DyTAES sur la nécessité, voir l’obligation de revoir le modèle de développement territorial et les systèmes alimentaires du Sénégal pour une transition agroécologique au niveau national, gage de la résilience et de l’autonomie des exploitations familiales.
L’agroécologie est reconnue à l’international comme un levier puissant pour rendre plus durables l’agriculture et l’alimentation (FAO, 2018 ; IPES-Food, 2018 ; De Schutter, 2011 ). Basée sur des processus ascendants et territoriaux, l’agroécologie aide à résoudre les problèmes locaux grâce à des solutions adaptées au contexte. Les innovations agroécologiques se fondent sur la production conjointe de connaissances, en associant la science et les savoirs traditionnels, concrets et locaux des producteurs et productrices. En renforçant leur autonomie et leur capacité d’adaptation, l’agroécologie donne aux producteurs-trices et aux populations les moyens d’être des acteurs clés du changement.
En Afrique subsaharienne, de nombreuses études de cas prouvent que l’agroécologie peut contribuer à la sécurité́ alimentaire et nutritionnelle tout en restaurant les ressources, les services écosystémiques et la biodiversité (Oakland Institute, 2020 ; AFSA, 2019 ; FAO, 2020). Ces études montrent également que l’agroécologie peut jouer un rôle important dans la cohésion sociale, le renforcement de la résilience et l’adaptation au changement climatique. Elle ouvre de nouvelles perspectives aux jeunes ruraux et peut, de ce fait, concourir à freiner l’exode rural actuellement observé en Afrique sub-saharienne.
Au vu de la nature systémique et multidimensionnelle des freins au changement, on comprend que la transition agroécologique n’est pas qu’une affaire d’agriculteurs ou d’éleveurs. Elle s’appuie nécessairement sur des changements profonds dans l’organisation des filières et des territoires et dans l’ensemble du système d’appui à l’agriculture (recherche, formation, conseil, subvention, etc.).
Dès lors, les initiatives endogènes, généralement fondées sur les principes de l’agroécologie, méritent davantage d’attention des pouvoirs publics pour leur mise à l’échelle en vue de mettre fin aux menaces d’insécurité alimentaire qui s’accentuent chaque année à travers le pays.
Malgré́ la bonne volonté́ du gouvernement qui a placé la transition agroécologique parmi les cinq initiatives majeures du Plan d’Action Prioritaire de la deuxième phase du Plan Sénégal Emergent (2019-2024), et des autres acteurs, la mise à l’échelle de l’agroécologie est freinée par l’éparpillement des initiatives et par des blocages systémiques. Un dialogue entre tous les acteurs et une mise en synergie des initiatives apparaissent comme deux conditions préalables pour aller de l’avant et opérationnaliser la vision du chef de l’Etat.

Que propose la Dynamique pour la Transition Agroécologique au Sénégal (DyTAES) ?
Le document de contribution qui a été produit par la DyTAES au sortir des consultations du monde rural a été remis aux autorités compétentes du pays en février 2020, et puis largement diffusé en ligne. Dans ce document, sont formulées des recommandations politiques en faveur de la transition agroécologique dans le court et le long terme. De prime abord, la DyTAES propose trois recommandations immédiates :
i) Mettre en place un cadre national de dialogue regroupant tous les acteurs pour la transition agroécologique ;
ii) Encourager et appuyer financièrement des expérimentations impliquant la mise en œuvre de changements coordonnés et simultanés dans plusieurs secteurs d’activités (éducation, agriculture, alimentation, énergie, habitat, forêt…) à l’échelle de communes ou départements pour mettre en œuvre un plan territorial ;
iii) Identifier des priorités pouvant avoir un effet de levier pour la transition agroécologique et les valoriser dans les expérimentations.
Cependant, la DyTAES n’a pas eu de retour du gouvernement du Sénégal depuis qu’elle lui a remis officiellement ce document de contribution politique lors de la 3ème édition des Journées de l’Agroécologie qui s’est tenue du 30 janvier au 1er février 2020 en présence de 1500 personnes provenant essentiellement du monde rural, d’une diversité d’organisations du Sénégal et de pays de la sous-région ouest africaine, de l’Europe et du Canada.
Présidées à l’ouverture par le Ministre de l’Agriculture et clôturées par le Ministre de l’Environnement représentants du président de la République, ces journées furent l’occasion pour la DyTAES d’appeler le gouvernement sénégalais au dialogue en faveur d’une politique intégrée et fondée sur une vision holistique qui prend en compte le caractère multidimensionnel et transversal de la transition agroécologique.
Toutefois, la DyTAES réitère sa disponibilité pour accompagner l’Etat du Sénégal dans la construction d’une politique de transition agroécologique intégrée et holistique, avec une intervention coordonnée dans plusieurs secteurs, et qui sera capable d’aborder toutes les dimensions nécessaires à cette transformation.
Pour endiguer la menace d’insécurité alimentaire qui s’annonce et renforcer notre autosuffisance alimentaire et notre souveraineté alimentaire, la DyTAES demande à l’Etat de renforcer les investissements dans l’agriculture pour cette année particulière, et plus particulièrement dans l’agroécologie, et de prendre des mesures spéciales pour renforcer la sécurisation de la production agricole et l’autonomisation des exploitations familiales au détriment des agro-industries à qui l’on réserve d’habitude une bonne partie des subventions agricoles, mais aussi étendre les mesures d’appui en intrants aux engrais organiques.
Pour le moyen et long terme, la DyTAES décline sa proposition d’orientation politique sur quatre axes principaux similaires à ceux du Programme National d’Investissement Agricole pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (PNIASAN) :
Axe 1 – Amélioration et sécurisation des bases productives
• Permettre un accès équitable à l’eau productive pour les exploitations familiales, et susciter une utilisation durable de l’eau par tous les usagers : accroître les investissements et assurer un accès économique à l’eau productive en quantité et en qualité suffisante avec moins d’impact carbone) ;
• Faire de la gestion durable des ressources naturelles (forêts, ressources halieutiques, sols) une priorité nationale : responsabilisation des communautés et application rigoureuse de réglementations adaptées ;
• Protéger et valoriser les semences paysannes, les races rustiques et les espèces forestières et halieutiques locales en veillant à la préservation de la biodiversité.

Axe 2 – Accroissement durable de la productivité́ et des productions d’agriculture, d’élevage et de la pêche
• Renforcer la résilience des systèmes de production agricole, d’élevage et de la pêche via l’adoption de pratiques agroécologiques : accompagner les exploitations familiales qui souhaitent s’engager dans l’agroécologie à travers des mesures incitatives (produits d’assurance agricole adaptés, amortissement des risques, infrastructures de stockage et conservation, etc.)
• Faciliter l’accès des exploitations familiales à des intrants organiques et à des équipements de qualité́ pour accroître la productivité́ des systèmes agriculture, d’élevage et de la pêche :
• Subventionner et rendre plus accessibles les biofertilisants, les biopesticides et le matériel agricole et soutenir toutes les initiatives de valorisation des ressources alimentaires pour le bétail et de production de cultures fourragères afin de favoriser la complémentarité́ agriculture-élevage ;
• Prioriser l’agroécologie dans les programmes de recherche, de formation et de conseil agricole.
Axe 3 – Promotion des produits issus de l’agroécologie dans les chaînes de valeur agricole, d’élevage et de la pêche
• Limiter les pertes post-récolte, améliorer la qualité sanitaire des produits et diversifier l’offre en produits transformés : renforcer les capacités des acteurs et les infrastructures de conservation, de transformation et de transport ;
• Promouvoir la consommation des produits issus de l’agroécologie au niveau national : campagnes d’information, sensibilisation et inclure dans les commandes publiques des quotas ou clauses pour faciliter l’accès des produits agroécologiques aux marchés, notamment institutionnels.
• Faciliter l’accès des exploitations familiales à des marchés qui valorisent les produits agroécologiques : renforcer les mécanismes de régulation des marchés et d’information sur la disponibilité́, la localisation et le prix des produits issus de l’agroécologie.
Axe 4 – Amélioration de la gouvernance, des conditions cadres et du financement pour une transition agroécologique à grande échelle
• Instaurer un cadre de concertation intersectoriel, participatif et inclusif pour faciliter la construction, la mise en œuvre et le suivi des politiques de transition agroécologique : soutenir également la mise en place de cadre de concertation multi-acteurs au niveau local ;
• Améliorer, adopter et faire appliquer les lois, codes et règlements favorables à la transition agroécologique : foncier, biosécurité et aménagement du territoire ;
• Assurer le financement de la transition agroécologique en priorisant le soutien aux exploitations familiales : budgets spécifiquement alloués à la transition agroécologique et orientés en priorité vers le soutien aux exploitations familiales, à la recherche sur l’agroécologie, à la préservation des ressources naturelles et à la restauration des sols.

09 Juin 2020

NOTE D’INFORMATION SUR LES IMPACTS DU COVID19 DANS LES ZONES D’ANCRAGE D’ENDA PRONAT

INTRODUCTION

Le Coronavirus COVID-19 a surpris le monde entier par la rapidité et l’ampleur de sa propagation et ses conséquences multidimensionnelles et multisectorielles.A l’instar de plusieurs pays, le Sénégal a été touché. Depuis l’apparition du premier cas déclaré le 02 Mars2020, l’Etat du Sénégal a pris plusieurs mesures budgétaires, économiques, sanitaires, sociales et politiques pour faire face à cette pandémie.L’installation de l’état d'urgence et du couvre-feu, les limitations de déplacements,l’interdiction des rassemblements et la fermeture de bon nombre des marchés sont parmi les mesures prises pour faire face à cette pandémie qui n’épargne aucun secteur ni aucune couche de la population.Enda Pronat,qui travaille sur la transition agroécologique et la gestion durable des ressources naturelles avec les populations rurales,suit et vit avec les bénéficiaires les conséquences de Covid -19.

I –ETAT DES LIEUX

Quelle que soit la zone d’intervention (Vallée du Fleuve Sénégal, Niayes Sud, Bassin arachidier et Tambacounda), la situation vécue par les communautés rurales reste sensiblement identique.

11 -Situation par rapport à la mise en œuvre des activités de projet d’Enda Pronat

Enda Pronat travaillant avec des populations rurales, la période actuelle de pandémie de Covid 19 (mars à mai) coïncide avec une phase intensive d’activités non agricoles sur le terrain.Dans la plupart des zones, les populations ont plus de temps libre et sont facilement mobilisables pour la mise en œuvre des activités participatives. Vu sous cet angle, nous notons plusieurs inconforts :

  • le report de plusieurs activités structurantes et participatives relatives à la redynamisation des cadres locaux de gestion des ressources naturelles (GRN) à Koussanar (formations sur le foncier, renforcement et accompagnement de comités villageois paritaires de GRN, renforcement des caisses villageoises, etc.) ;
  • les difficultés dans le suivi des activités,notamment la restriction de l'appui-conseil auprès des producteurs et productrices et du suivi rapproché effectué au niveau des caisses locales autogérées pour recouvrer les crédits de semences et de matériel agricole et prendre en charge les expressions de besoins pour la campagne d’hivernage à venir ;
  • Un service minimum est cependant assuré avec les collègues des équipes locales présentes dans les zones d’intervention qui parviennent à accompagner les producteurs et productrices individuellement autant que possible, et avec l’utilisation accrue du téléphone pour les acteurs à la base et l’équipe de coordination qui démarche pour obtenir des autorisations de circuler.

12-Situation sur le terrain

L’état des lieux de la situation sur le terrain nous permet d’analyser les aspects sanitaires,mais aussi la façon dont la pandémie affecte les activités des bénéficiaires et les ressources.

Situation socio-sanitaire dans les zones d’intervention

Nos zones d’intervention sont encore peu touchées par la maladie en terme de contamination1, cependant, il faut poursuivre la vigilance avec les mesures barrières.Des comités locaux de lutte contre le Covid19 sont mis en place et travaillent entre autre à l’identification des bénéficiaires et à la distribution des appuis apportés par l’Etat pour faire face au Covid 19.

Situation sur les activités économiques.

En milieu rural, les populations ont plusieurs activités,toutes impactées de manière plus ou moins grave :

  • les difficultés de commercialisation des récoltes sont liées à la fermeture des loumas et marchés (espaces de service, de vente de produits ruraux et d’approvisionnement), à la réduction de la vente «bord champ» et du commerce de détaille long des axes routiers fait par les femmes revendeuses,et à la fermeture de restaurants et d’hôtels.
  • les perturbations dans les transports ont touché les transporteurs de nos zones avec les bus de transport interurbains reliant des localités du pays à la capitale.
  • Les difficultés sur l’élevage: avec la fermeture des frontières, des loumas, le couvre-feu et l’interdiction des cérémonies,des problèmes sont notés par rapport à la transhumance(déplacement et méfiance envers les éleveurs vus comme des étrangers pouvant contaminer), aux pâturages et à l’alimentation (accès à l’eau et à l’alimentation) du bétail, à l’approvisionnement en animaux sur pied, en viande et lait des unités de transformations et des centres urbains; ce qui constitue également un énorme manque à gagner pour les éleveurs en terme de revenus tirés de leurs activités.

Situation sur les flux migratoires

La saison sèche est une période d’exode pour les jeunes à la recherche d’emplois vers les villes dans le secteur informel et comme ouvriers agricoles dans les zones de culture irriguée. Les revenus obtenus permettent de prendre en charge plusieurs besoins de la famille,d’acheter des intrants pour la campagne agricole et de rendre la période de soudure moins dure.Certains jeunes qui avaient quitté leur village après la saison des pluies sont bloqués dans les villes et avec les mesures mises en place par l’Etat, ils se trouvent dans une situation très précaire, surtout que le secteur informel est aussi durement touché par la crise. L’indisponibilité en main-d'œuvre agricole lors des périodes de récolte d’oignon prolonge la durée de récoltes dans les champs,entrainant ainsi une augmentation des charges d’exploitations et exposant les produits aux attaques et à la pourriture.

Situation sur les ressources naturelles

L’exploitation du charbon de bois procure des revenus aux exploitants et aux femmes qui ramassent les restes au niveau des sites de combustion après exploitation par le propriétaire et les commercialisent ou les utilisent pour leurs besoins en combustibles au niveau des foyers. Avec la fermeture des marchés et la diminution des revenus, on constate une forte pression sur les ressources naturelles de la part des communautés,avec notamment la coupe des arbres pour le bois de chauffe de la part des femmes et le trafic de bois par les hommes. En réalité aucune couche de la société n’est épargnée par les conséquences économiques de la pandémie: les producteurs et productrices, les commerçant.e.s, les exploitants forestiers, les transporteurs, les femmes et les jeunes.Cependant,les communautés s’organisent de mieux en mieux pour s’adapter à la nouvelle situation et faire face aux effets et conséquences du Covid19.

 

27 Mai 2020

LA DECLARATION DE SALY 2018 SUR LES STRATÉGIES D’AGRICULTURE ÉCOLOGIQUE ET BIOLOGIQUE

LA Declaration DE Saly 2018  

SUR LES STRATÉGIES D’AGRICULTURE ÉCOLOGIQUE ET BIOLOGIQUE POUR UN DÉVELOPPEMENT CONTINENTAL ET NATIONAL VIABLE DANS LE CADRE DE L’AGENDA DE L’UNION AFRICAINE 2063

Nous, les 160 participants, comprenant des agriculteurs, des scientifiques, des décideurs et des entrepreneurs biologiques de plus de 30 pays participants à la 4ème Conférence africaine sur l’agriculture biologique qui s’est tenue à Saly, au Sénégal, du 5 au 8 novembre 2018, après avoir délibéré sur le thème « Agriculture écologique et biologique. Stratégies pour un développement continental et national viable dans le contexte de l’agenda 2063 de l’Union africaine « ,

CONVIENNENT que l’Agriculture Ecologique Biologique a un rôle important à jouer dans la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et contribue aux objectifs de développement durable (ODD), à l’intégration continentale, à l’intégration du PAE dans le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA), à la préservation et à la systématiser les connaissances traditionnelles et fournir des preuves scientifiques permettant de mettre en place des politiques permettant de lutter contre la pauvreté, les conséquences du changement climatique, l’insécurité alimentaire, la perte de biodiversité, les contraintes d’accès aux marchés, la création d’emplois et les inégalités entre les sexes pour une Afrique prospère.

APPRECIANT

  • La Commission de l’Union africaine (CUA) pour son rôle moteur dans la mise en œuvre de la décision des chefs d’État et de gouvernement africains sur l’agriculture biologique (Doc. EX.CL/631 (XVIII). Cela ressort clairement des travaux du Comité directeur de l’AEB et initiative de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) visant à développer l’AEB en Afrique de l’Ouest.
  • Les progrès réalisés par le Réseau Africain pour l’Agriculture (AfrONet) dans la promotion du partenariat et du partage des connaissances entre les parties prenantes de l’AEB.
  • Les initiatives de partenaires internationaux tels que SWISS AID, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le Réseau Intercontinental d’Organisation des Agriculteurs Biologiques (INOFO), la Direction du Développement et de la Coopération (DDC), ), la Société Suédoise pour la Conservation de la Nature (SSNC), IFOAM Organics International, la Société Internationale pour la Recherche en Agriculture Biologique (ISOFAR), Forschungsinstitut für biologischen Landbau / Institut de Recherche en Agriculture Biologique (FiBL) et le Centre de Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD).

RAPPELLENT

  • L’Agenda 2063 de l’Union africaine et ses implications pour le développement agricole en Afrique.
  • L’engagement des gouvernements africains en faveur de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

NOUS RECOMMANDONS À TOUS LES ÉTATS MEMBRES DE

  • Intensifier les efforts pour générer et diffuser des informations permettant de faire progresser l’agriculture biologique écologique et de présenter une analyse de rentabilisation solide pour l’AEB.
  • Combler les lacunes de communication entre scientifiques et agriculteurs afin de garantir l’utilité des résultats de la recherche.
  • Fournir des solutions susceptibles de faciliter l’engagement des institutions financières dans l’amélioration de l’accès au financement des activités liées à l’agriculture biologique.
  • Inclure l’agriculture écologique biologique dans les programmes d’investissement nationaux.
  • Participer au déploiement de l’AEB dans tous les pays d’Afrique, partagez les progrès accomplis et les enseignements tirés.
  • Mieux intégrer les apports des organisations d’agriculteurs et améliorer les agriculteurs – participation de la société civile aux initiatives liées à l’AEB,

NOUS EXHORTONS

  • Les gouvernements africains, les institutions continentales et régionales, les partenaires de développement, les donateurs et les investisseurs du secteur privé afin d’accroître leur soutien au développement de l’AEB en Afrique.
  • Toutes les parties prenantes et partenaires de développement africains à s’engager et à soutenir l’Initiative AEB en Afrique, ainsi que le développement du Réseau pour la Recherche en Agriculture Biologique en Afrique (NOARA) afin de faire participer les acteurs de la recherche concernés.
  • Les organisations nationales, régionales et internationales engagées dans la réalisation des ODD afin de soutenir activement le développement de l’AEB en Afrique.
  • Les acteurs de l’agriculture biologique au niveau des pays doivent assurer la liaison et collaborer avec les équipes de pays du PDDAA afin d’intégrer l’AEB dans les politiques nationales et les plans d’investissement du PDDAA.

NOUS RECONNAISSONS LES CONTRIBUTIONS EXCEPTIONNELLES DES SUPPORTEURS SUIVANTS DE L’AEB:

  • Tewolode Berhan Gebre Egziabher d’Ethiopie.
  • Janet Edeme, Commission de l’Union Africaine
  • Sue Burnell Edwards (à titre posthume) d’Ethiopie

NOUS REMERCIONS les organisateurs de cette conférence, y compris le ministère sénégalais de l’Agriculture, la Fédération Nationale pour l’Agriculture Biologique (FENAB), l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), les Mouvements Nationaux Africains pour l’Agriculture Biologique (NOAM) et tous ceux qui ont fourni des fonds et du support technique.

NOUS CONVENONS de nous réunir au Maroc ou au Rwanda en 2021 pour la Cinquième Conférence Africaine sur l’Agriculture Biologique.

 

Jordan Gama

Président du Réseau Africain pour l’Agriculture Biologique

27 Mai 2020

Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales

Assemblée générale                                                                                                   Distr. limitée
                                                                                                                                                                30 octobre 2018
                                                                                                                                                                Français
                                                                                                                                                                Original : anglais

Soixante-treizième session

Troisième Commission
Point74 b) de l’ordre du jour
Promotion et protection des droits de l’homme: Questions
relatives aux droits de l’homme, y compris les divers
moyens de mieux assurer l’exercice effectif des droits de
l’homme et des libertés fondamentales

Afrique du Sud, Bolivie (État plurinational de), Cuba, El Salvador, Équateur, Mongolie, Nicaragua, Paraguay, Portugal et Venezuela ( République bolivarienne du) : projet de résolution

 Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales

L’Assemblée générale,

 Saluant l’adoption par le Conseil des droits de l’homme, par sa résolution 39/12 du 28 septembre 20181, de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales,

  • Adopte la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones Rurales, dont le texte figure dans l’annexe à la présente résolution;
  • Invite les gouvernements, les organismes et organisations du système des Nations Unies et les organisations intergouvernementales et non gouvernementales à diffuser la Déclaration et à en promouvoir le respect et la compréhension universels ;
  • Prie le Secrétaire général de reproduire le texte de la Déclaration dans la prochaine édition de la publication Droits de l’homme : Recueil d’instruments internationaux.

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27 Mai 2020

DECLARATION COMMUNE DU COLLECTIF DES 16

DECLARATION COMMUNE DU COLLECTIF DES 16

Réunis en atelier d’échanges d’expériences sur les contentieux fonciers au Sénégal, les 15 – 16 – 17 février 2020 à Warang, 16  collectifs issus des régions de THIES, SAINT LOUIS, DAKAR, TAMBACOUNDA, LOUGA  et KAOLACK avec l’appui des partenaires ENDA PRONAT, OSIWA et le CRAFS ont échangé sur la problématique de l’accaparement des terres au Sénégal.

Considérant la typologie des problèmes : agro industries, mines, habitat, infrastructures publiques ;

Considérant la diversité des problèmes selon les zones et les statuts : rurale/ urbaine/ périurbaine et des acteurs impliqués ;

Considérant les manifestations du problème : manque de concertation  entre promoteurs et communautés locales, décision d’attribution des terres venues du niveau central, rétention des informations par les autorités locales ;

Le collectif déplore les menaces sur les exploitations familiales, le processus de déclassement des forêts, la non implication des communautés dans la gestion foncière, les manquements graves à l’application des textes : Acte III de la décentralisation, Loi sur le domaine national.

Le collectif des 16 s’engage à renforcer la mobilisation sociale, contacter les services techniques de l’Etat, augmenter la visibilité des communautés en lutte pour la sécurisation de leurs terres, faire recours à la justice en cas de besoin et jouer un rôle d’alerte et de veille.

Le collectif des 16, avec l’accompagnement des partenaires, affirme sa ferme volonté à :

  • mettre en place une plateforme des impactés,
  • réaliser un guide sur les cas d’accaparement des terres,
  • mettre en place un système d’information et de communication
  • organiser de visites régulières d’échanges

Le collectif des 16 interpelle l’Etat et ses démembrements sur une réforme foncière favorable aux communautés, l’application des dispositions des différents codes domaniaux, la protection des droits légitimes des communautés.

Le collectif des 16 interpelle les collectivités territoriales à favoriser la participation citoyenne en élargissant les commissions à des non élus.

 

 Fait à Warang le 17 février 2020

Ont signé :

  • Collectif de Ndiayel (Gnith)
  • Association pour le Développement de Bandia
  • Commission pour la défense des intérêts de Sandiara
  • Collectif WOBIN (Keur Moussa)
  • Comité d’initiatives pour le développement de Ndayane
  • Collectif pour la défense des intérêts de Mbour
  • Collectif de Méouane
  • Collectif de Wassadou (Tambacounda)
  • Collectif de Darou Khoudoss
  • Collectif de Diogo
  • Collectif de Ourour
  • Collectif de Dodel
  • Collectif de défense des populations de Mbour
  • Collectif de Yène
  • Collectif de Diockoul Diawrigne
  • Collectif REPTEV (Dagana)