"Environnement Développement Action pour la Protection Naturelle des Terroirs"
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20 Mai 2019

Les maires du Sine Saloum s’engagent à améliorer leur gouvernance foncière et à soutenir la transition agro-écologique pour les générations futures

Enda Pronat a appuyé le collectif des maires du futur Pôle Territoire du Sine-Saloum à organiser le 13 mai 2019 un atelier d’échanges et de réflexion axé principalement sur la transition agro-écologique et les enjeux de la gestion foncière.

Le lundi 13 mai, les maires de 114 communes des 3 régions du Sine Saloum (Kaolack, Fatick et Kaffrine) étaient rassemblés à la chambre de commerce de Kaolack pour échanger sur les cinq initiatives du Plan Sénégal Emergent (PSE2), annoncées par le Président de la République, en présence de nombreux représentants de la presse locale et nationale.

Cet atelier était présidé par Monsieur Oumar GUEYE, Ministre des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement du Territoire, accompagné par l’ensemble de son cabinet, et par le ministre conseillé du Président de la République, El Hadji Hamidou Kassé. Ce dernier a présenté aux participants les 5 initiatives majeures du Président de la République (Jeunesse, Economie sociale et solidaire, Société numérique inclusive, Transition agro-écologique et Industrialisation), ainsi que les trois programmes phares (Zéro bidonville, Zéro déchet, et Villes créatives), et les cinq « Accès » (à l’eau et à l’assainissement, à l’électricité, aux moyens de transport, à la protection sociale, et aux services sportifs et culturels).

La secrétaire exécutive d’Enda Pronat, Mariam SOW, a ensuite fait une présentation générale sur la vision, les principes, et l’approche holistique de l’agro-écologie.

Elle a souligné que les exploitations familiales sont les premières à avoir fonctionné sur les bases de l’agro-écologie, depuis très longtemps. Ce sont donc elles qui doivent continuer à porter l’agro-écologie, pour répondre de manière crédible aux différentes formes de dégradation causées par les changements climatiques et les activités humaines, surtout celles liées au modèle agricole productiviste. Elle a également insisté sur le fait que l’agro-écologie ne se résume pas à la reforestation, mais c’est avant tout un mode de vie, une démarche sociétale qui implique un changement de comportement de la part de tous les acteurs. Elle comporte une diversité de pratiques, y compris l’agro-foresterie mais pas uniquement, et elle nécessite le renforcement et la sécurisation foncière des exploitations familiales. Pour y parvenir une approche holistique est nécessaire, une approche qui réunisse l’ensemble des acteurs, avec une vision partagée et une démarche inclusive.

Enda Pronat a également mis à la disposition des maires un expert juriste foncier, partenaire de longue date de l’organisation, Kader Fanta Ngom, qui a présenté les enjeux fonciers de l’échelle locale à l’échelle internationale, en sensibilisant surtout les maires sur les risques d’accaparement des terres. Il a également parlé de la législation foncière avec la loi sur le domaine national, du rôle des élu-e-s en perspective avec l’Acte III de la décentralisation, et du processus de réforme foncière.

Suite aux différentes présentations, le collectif des maires a interpelé les ministres pour la mise en place effective du Pôle Territoire Sine Saloum, mais aussi sur les difficultés financières des communes malgré l’Acte III, ou encore sur le manque de fonds du Programme National de Développement Local (PNDL), sur l’utilité et la pertinence de ce programme.

Enfin, le collectif des maires a procédé à la lecture d’une résolution, à travers laquelle ils s’engagent à renforcer leur collaboration au sein du Pôle Territoire pour promouvoir une gouvernance foncière plus inclusive qui préserve les terres pour les générations futures. Ils ont également pris l’engagement de s’approprier des 5 initiatives du PSE2 et de développer des initiatives locales soutenant la transition.

20 Mai 2019

Les maires du Sine Saloum s’engagent à améliorer leur gouvernance foncière et à soutenir la transition agroécologique pour les générations futures

Enda Pronat a appuyé le collectif des maires du futur Pôle Territoire du Sine-Saloum à organiser le 13 mai 2019 un atelier d’échanges et de réflexion axé principalement sur la transition agro-écologique et les enjeux de la gestion foncière.

Le lundi 13 mai, les maires de 114 communes des 3 régions du Sine Saloum (Kaolack, Fatick et Kaffrine) étaient rassemblés à la chambre de commerce de Kaolack pour échanger sur les cinq initiatives du Plan Sénégal Emergent (PSE2), annoncées par le Président de la République, en présence de nombreux représentants de la presse locale et nationale.

Cet atelier était présidé par Monsieur Oumar GUEYE, Ministre des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement du Territoire, accompagné par l’ensemble de son cabinet, et par le ministre conseillé du Président de la République, El Hadji Hamidou Kassé. Ce dernier a présenté aux participants les 5 initiatives majeures du Président de la République (Jeunesse, Economie sociale et solidaire, Société numérique inclusive, Transition agroécologique et Industrialisation), ainsi que les trois programmes phares (Zéro bidonville, Zéro déchet, et Villes créatives), et les cinq « Accès » (à l’eau et à l’assainissement, à l’électricité, aux moyens de transport, à la protection sociale, et aux services sportifs et culturels).

La secrétaire exécutive d’Enda Pronat, Mariam SOW, a ensuite fait une présentation générale sur la vision, les principes, et l’approche holistique de l’agroécologie.

Elle a souligné que les exploitations familiales sont les premières à avoir fonctionné sur les bases de l’agroécologie, depuis très longtemps. Ce sont donc elles qui doivent continuer à porter l’agroécologie, pour répondre de manière crédible aux différentes formes de dégradation causées par les changements climatiques et les activités humaines, surtout celles liées au modèle agricole productiviste. Elle a également insisté sur le fait que l’agro-écologie ne se résume pas à la reforestation, mais c’est avant tout un mode de vie, une démarche sociétales qui implique un changement de comportement de la part de tous les acteurs. Elle comporte une diversité de pratiques, y compris l’agro-foresterie mais pas uniquement, et elle nécessite le renforcement et la sécurisation foncière des exploitations familiales. Pour y parvenir une approche holistique est nécessaire, une approche qui réunisse l’ensemble des acteurs, avec une vision partagée et une démarche inclusive.

Enda Pronat a également mis à la disposition des maires un expert juriste foncier, partenaire de longue date de l’organisation, Kader Fanta Ngom, qui a présenté les enjeux fonciers de l’échelle locale à l’échelle internationale, en sensibilisant surtout les maires sur les risques d’accaparement des terres. Il a également parlé de la législation foncière avec la loi sur le domaine national, du rôle des élu-e-s en perspective avec l’Acte III de la décentralisation, et du processus de réforme foncière.

Suite aux différentes présentations, le collectif des maires a interpelé les ministres pour la mise en place effective du Pôle Territoire Sine Saloum, mais aussi sur les difficultés financières des communes malgré l’Acte III, ou encore sur le manque de fonds du Programme National de Développement Local (PNDL), sur l’utilité et la pertinence de ce programme.

Enfin, le collectif des maires a procédé à la lecture d’une résolution, à travers laquelle ils s’engagent à renforcer leur collaboration au sein du Pôle Territoire pour promouvoir une gouvernance foncière plus inclusive qui préserve les terres pour les générations futures. Ils ont également pris l’engagement de s’approprier des 5 initiatives du PSE2 et de développer des initiatives locales soutenant la transition agro-écologique.

20 Mai 2019

REFLEXION SUR UN PARTENARIAT MULTI-ACTEURS POUR LA TRANSITION AGRO-ECOLOGIQUE AU SENEGAL

Le 8 mai 2019 à Dakar, Enda Pronat a organisé, à l’Hôtel Good Rade à Dakar, un atelier de restitution d’une étude de faisabilité d’un partenariat multi acteurs pour une transition agro-écologique au Sénégal avec une soixantaine d’acteurs issus d’organisations de producteurs, de la société civile, de structures étatiques, d’institutions de recherche,…

Soutenir une vision agro-écologique sur la base d’un engagement commun à l’ensemble des acteurs est l’une des missions principales que se donne Enda Pronat. L’organisation s’investit, depuis les années 80, avec ses partenaires, dans la promotion de systèmes de production et de consommation durables en accompagnant au niveau local des paysan-ne-s dans les alternatives agro-écologiques et la gouvernance durable des ressources naturelles.

C’est dans cet élan qu’Enda Pronat tente aujourd’hui de répondre à la question suivante : Comment mettre à l’échelle la transition agro-écologique dans un partenariat multi-acteurs ? Ce questionnement s’adressant à tous les acteurs, quel que soient leur profil et leur échelle d’action dans la sphère du développement de l’agro-écologie, nécessite aujourd’hui une réflexion pour dégager des pistes d’actions relatives au renforcement des collaborations sur la mise à l’échelle de la transition agro-écologique dans les territoires à travers un processus multi-acteurs. C’est dans ce sens qu’Enda Pronat a commandité une étude de faisabilité d’un partenariat multi-acteurs et a organisé cet atelier de restitution.

A l’ouverture, Madame Mariam SOW, Présidente du Conseil d’administration du réseau Enda Tiers Monde et Secrétaire exécutive d’Enda Pronat a souligné que « la viabilité de notre modèle agricole repose sur la transition agro-écologique » qui doit « transcender les régimes politiques. C’est une question de survie dans un contexte de dégradation de notre environnement. » Elle a ensuite rappelé que « l’Etat du Sénégal, à travers le PSE-vert, a défini un axe pour promouvoir la transition agro-écologique », et que « les acteurs de l’agro-écologie doivent l’aider à préciser le contenu de cette vision et qu’elle s’inscrive dans la durabilité. Il est temps de renforcer les synergies entre les différents acteurs et d’aller vers un dialogue politique pour porter ce projet de société ».

Abondant dans le même sens, Monsieur Omar BA, Maire de la commune de Ndiob et Président du Réseau des villes et communes vertes et écologiques du Sénégal (REVES) a avancé que «  Si l’on parle de transition agro-écologique, cela veut dire qu’il y a une nécessité de changer notre système de production. La sécheresse, la coupe abusive de bois, l’utilisation incontrôlée de l’engrais chimique sont les causes fondamentales de la dégradation de l’environnement. L’alternative, c’est la transition agro-écologique ».

La restitution de l’étude a été l’occasion de souligner les nombreux défis et d’émettre des recommandations, notamment la nécessité de i) produire des études comparatives pour montrer la valeur ajoutée de l’agro-écologie (AE), ii) visibiliser/partager davantage les résultats de l’AE, iii) valoriser les cadres existants sur l’AE (TaFaé, Plate forme AEB et Alliance 3AO) et les élargir progressivement à d’autres acteurs pour constituer une masse critique capable de convaincre les décideurs.

Les échanges entre les participant-e-s ont confirmé la nécessité de construire une vision partagée qui constituera le socle du partenariat multi acteurs et qui permettra de progresser en direction des autres acteurs avec qui nous voulons entrer en dialogue politique. Vu la diversité des acteurs et des centres d’intérêt, ce processus prendra du temps.

A l’issu de l’atelier, il a été prévu de poursuivre les réflexions avec un groupe de travail restreint chargé de consolider la vision partagée et de définir une stratégie de portage politique de cette vision avec un calendrier de travail qui tiendra compte de l’agenda politique.

10 Mai 2019

Les femmes au cœur de pratiques agroécologiques dans la vallée du fleuve Sénégal

Le 06 Avril 2019, à Madina Fresbé, dans la commune de Guédé Village, un atelier de partage d’expériences sur les pratiques agro-écologiques a été organisé entre les femmes des groupements féminins accompagnés par Enda Pronat. Il avait pour objectif de renforcer les synergies entre trois groupements féminins (GPF) de la zone et de partager leurs connaissances sur la gestion des sols et des ravageurs des cultures.

La rencontre s’est tenue dans le jardin agroécologique du GPF de Madina Fresbé. Elle a été introduite par Mme Binta Diallo, Secrétaire du GPF, avec un rappel historique sur le groupement. Ce groupement, fondé en 2015, regroupe plus de 100 femmes, dont 84 sont actives dans un jardin agroécologique. Selon Binta Diallo, « c’est grâce à Enda Pronat que les femmes du groupement sont aujourd’hui bien structurées et qu’elles sont parvenues à obtenir une reconnaissance juridique de leur groupement ». Enda Pronat les appuie également sur les techniques de production agroécologique. En 2018, ce GPF a pu bénéficier d’une pompe solaire raccordée à un mini forage, un moyen d’exhaure fourni par Enda Pronat pour pallier aux difficultés d’eau du GPF qui dépendait jusqu’à présent totalement du casier agricole de Guédé Chantier alimenté en eau par la station de la SAED. Toujours d’après Binta Diallo, « l’arrivée de cette pompe solaire a complétement amélioré les conditions de travail du GPF. Désormais, elles ne dépendent plus des eaux du casier de Guédé, dont la qualité reste douteuse, et elles sont libérées des charges de carburant et de pompiste ; donc leurs frais de campagne sont réduits ».

Pour la contre saison froide, le GPF de Madina Fresbé est allé en campagne d’oignon associé au chou, à la laitue, à l’aubergine, au navet, à la carotte, au maïs, au manioc. Ceci témoigne de la forte diversification et associations culturales.

Le reste de la journée a été consacré à des démonstrations de fabrication de compost liquide et d’un bio-pesticide à base d’ail et de piment, efficace contre les pucerons. Cette prestation a été faite par Mme Cira Hameth Sow en tant que membre du GPF de Lérabé et animatrice de l’UJAK dans la zone. Le compost liquide a été élaboré à base de 6 kg de fumier pour 100 litres d’eau et de feuilles riches en azote et disponibles au niveau des champs (feuilles de niébé, de patate, de « peuf teun », de « guddy » et de leucéna). Le compost liquide vient en complément du fumier qui se fait de plus en plus rare dans certaines zones.

A l’issue de la journée, un temps d’échange a permis aux femmes de rassembler les principaux enseignements sur ce qu’elles venaient d’observer et de discuter, et une satisfaction pouvait se lire sur les visages. Elles ont pu constater l’efficacité et la pertinence de l’installation solaire, et exprimé le souhait d’en bénéficier également au niveau de leurs groupements. Elles ont également souhaité une continuité dans la tenue des rencontres inter-GPF afin de mieux se renforcer mutuellement. Elles ont enfin remercié Enda Pronat pour l’accompagnement technique, mais aussi Le Monde Selon les Femmes pour avoir bien appuyé la tenue de cet atelier qui leur a permis d’acquérir de nouvelles connaissances sur la gestion de la fertilité des sols et des ravageurs des cultures.

02 Mai 2019

Quand une commune décide de prendre en main la gestion de ses ressources naturelles

Les 31 mars et 1er avril, une centaine de représentants des communautés locales étaient rassemblées à la mairie de Ndoga Babacar dans le département de Tambacounda, à l’appel du maire Monsieur Oumar DEME et d’Enda Pronat, pour réfléchir sur les enjeux de la gouvernance foncière et forestière dans la commune et sur les actions à envisager pour plus de durabilité dans la gestion durable de ses ressources.

Pendant ces deux jours, des chefs de villages, présidentes de GPF, élus et jeunes, ont fait l’état des lieux de la gestion des ressources foncières et forestières, ont identifié les contraintes et difficultés pour une gestion durable de ces ressources, et ont proposé des solutions sous forme d’ébauche de plan d’action pour la commune.

Les principaux points de discussion ont porté notamment sur i) le manque d’implication et d’organisation des populations face aux feux de brousse, ii) la complicité des populations et leur faible maitrise des enjeux, le manque d’activités génératrices de revenus alternatives et le faible contrôle du trafic du bois, concernant le défrichement agricole et la coupe illicite du bois, iii) les conflits liés à l’accès à l’eau et à la gestion de l’espace avec les transhumants et les pasteurs, et enfin iv) le foncier avec les accaparements de terres et la problématique de l’accès des femmes à la terre.

Les discussions étaient facilitées par le maire de la commune lui-même, présent et impliqué tout au long des échanges. Il était accompagné par plusieurs experts : le chef de secteur de la brigade des Eaux et Forêts de l’arrondissement, un expert forestier venu spécialement pour l‘occasion avec la délégation d’Enda Pronat, et le coordinateur des programmes d’Enda Pronat, expert des problématiques foncières du Sénégal.

Pendant les échanges, ces trois intervenants ont eu l’occasion de revenir sur la gestion forestière et les innovations majeures du nouveau Code forestier actualisé en novembre 2018, et sur les procédures de sécurisation foncière des exploitations familiales.

L’intervention d’Enda Pronat dans le département de Tambacounda ne date pas d’hier. Cela fait maintenant 25 ans que l’organisation y intervient aux côtés de la fédération Yakaar Niani Wulli et des collectivités locales, pour le développement d’une agriculture saine et durable et la mise en place de mécanismes de gestion durable et participative des ressources naturelles.

Depuis 2017, Enda Pronat travaille avec le conseil municipal de Ndoga Babacar sur la gouvernance des ressources naturelles, particulièrement sur la sensibilisation pour une meilleure sécurisation des ressources foncières. A la demande de la commune, et face à l’ampleur des dégâts connus et constatés dans cette zone particulièrement affectée par l’exploitation du charbon et le trafic illégal du bois facilité par la porosité de la frontière gambienne située à une trentaine de kilomètres, il a paru indispensable d’intégrer également dans les sensibilisations et réflexions la gestion de la ressource forestière.

Les témoignages de certains participants ont particulièrement marqués les échanges, notamment celui du chef de village de Ndoga Babacar. Il est revenu sur les propos d’un de ses homologues qui a dit que si des étrangers viennent couper le bois dans son village, lui aussi ira couper le bois pour ne pas laisser tous les bénéfices aux étrangers. Le chef du village de Ndoga Babacar l’a interpelé en ces termes : « Si tu vois des personnes étrangères au village venir couper la forêt de ton village et que tu vas toi-même couper à côté d’eux pour gagner aussi ta part, finalement tu seras perdant. Car une fois sa besogne accomplie, l’étranger rentrera chez lui, alors que toi tu seras là et il ne te restera qu’un désert ».

Ces propos illustrent bien le fait que le chemin est encore long pour que les populations prennent en main la préservation de leurs forêts et de leurs terres, mais qu’il y a parmi elles des leaders éclairés et décidés à tout mettre en œuvre pour y parvenir. D’ailleurs il existe dans la zone un village que tous les participants y compris le chef de secteur du service des Eaux et Forêts ont cité comme exemple dans la lutte contre la coupe de bois et la gestion durable des ressources. Il s’agit du village de Saré Aladji à la frontière gambienne où le chef de village a mis en place un dispositif de veille en complicité avec les services des Eaux et Forêts pour préserver son village contre la coupe de bois.

Quelques actions ont été identifiées par les participants pour lutter contre la dégradation des ressources naturelles. Il s’agit entre autres de de poursuivre la sensibilisation à l’échelle villageoises / inter villageoise avec l’appui d’animateurs relais bien formés sur ces questions, de doter les comités villageois de petits matériels pour lutter contre les feux de brousse, de pousser les populations à définir des règles locales pour mieux lutter les dégradations en impliquant davantage les jeunes et les femmes. Sur le plan de la sécurisation foncière, les participants ont préconisé l’accompagnement des populations pour l’obtention des titres de délibérations et une meilleure implication des villages dans toute décision relative à leur espace foncier villageois.

Enda Pronat s’est engagée à accompagner la mairie de Ndoga dans ces actions aux côtés des services techniques et des autres partenaires au développement.