"Environnement Développement Action pour la Protection Naturelle des Terroirs"
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29 Mar 2019

L’engagement Zéro Déchet au Sénégal

Le samedi 9 mars 2019, Enda Pronat a participé à une rencontre organisée par l’association Zéro Déchet Sénégal, portant sur la sensibilisation à la problématique des déchets dans le monde et au Sénégal, et sur la présentation de l’association.

Les profils des participant-e-s étaient très variés : particuliers, membres d’organisation de la société civile nationale et internationale, enseignant-e-s, salarié-e-s en hôtellerie, … Une quarantaine de personnes étaient présentes.

La journée a commencé avec un quizz, lors duquel l’assemblée a pu apprendre par exemple qu’au Sénégal en moyenne chaque habitant produit 190 kg par an de déchets ménagers, et que seul 9 % du plastique est recyclé dans le monde.

Les membres de l’association ont ensuite exposé la situation des déchets dans le monde, et les participant-e-s ont ainsi pu découvrir avec surprise que pour produire une bague en or de 5 g, 2700 kg de matières sont utilisés au total, ou que 434 kg de matière sont nécessaires pour produire un ordinateur portable de 2,8 kg… ils ont également découvert que 8 millions de tonnes de déchets sont déversées chaque jour dans les océans, dont 80 % provenant d’activités terrestres.

Au niveau du Sénégal, la gestion des déchets est un réel problème. La décharge de Mbeubeuss est la plus grande décharge d’Afrique et une des plus grandes du monde. Elle se rapproche de plus en plus de la mer (moins d’un kilomètre aujourd’hui). Le Sénégal est aussi un des principaux pays récepteur de déchets toxiques au monde.

Les discussions se sont ensuite orientées vers les solutions individuelles et collectives à mettre en place et à encourager.

Les membres de l’association ont présenté les grands principes de la démarche zéro déchet :

Pour éviter la création de déchets à la base :

  • Refuser : savoir dire non aux produits à usage unique (sachet plastique, pailles, …), aux publicités, …
  • Réduire: acheter moins de produits emballés, réduire la consommation d’énergie, …

Pour éviter de jeter :

  • Réutiliser: ce qui peut avoir une seconde vie (sac en tissu, contenants en verre, …)

Et ce qui ne peut être ni refusé, ni réduit ni réutilisé

  • Recycler: verre, papier, carton, métal, tissu, stylo, cartouches d’encre, bouchon
  • Composter le reste, les déchets organiques

Les participant-e-s ont ensuite identifiés les 5 déchets les plus courants à Dakar (sachets plastiques/sachets d’eau ; tasses en plastique ; emballages alimentaires ; tissus ; déchets organiques), et se sont répartis en 5 groupes de réflexion sur les solutions individuelles et collectives. De nombreuses idées ont été partagées (beaucoup d’informations pratiques sur le site de l’association http://www.zerowastesenegal.org/, sur le groupe facebook https://www.facebook.com/groups/zerodechetsenegal/, et la page facebook https://www.facebook.com/zerodechetsenegal/).

Ces échanges ont permis aux participant-e-s d’avoir des idées d’actions à mettre en œuvre au niveau individuel mais aussi au niveau de leur foyer ou de la structure où ils travaillent. L’importance de la volonté politique a également été soulignée, avec la mise en place d’actions concrètes portées par l’Etat et de lois pour venir renforcer et compléter les actions citoyennes. A cette occasion, l’engagement pris pendant la campagne électorale par le Président Macky Sall nouvellement réélu a été rappelé (https://sunuelection.com/programme-macky-sall/) et l’Association Zéro Déchet Sénégal a été invitée à interpeler le Président à ce sujet.

La rencontre s’est terminée par une présentation de l’association et de ses différents pôles (projet pilote, événements, communication et formation).

25 Mar 2019

Les communautés reverdissent le Sahel

 

Les 12 et 13 mars 2019, s’est tenu à l’hôtel club des filaos de Saly (Mbour), l’atelier de pré-validation des études de référence dans le cadre du Programme « Les communautés reverdissent le Sahel », porté au Sénégal par le Consortium composé du Centre National de Recherches Forestières de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (CNRF/ISRA), de ENDA Énergie, de ENDA Pronat et de IED Afrique qui en assure la coordination au niveau national.

Cet atelier avait pour objectif de partager et de discuter les résultats de ces études de référence, de réfléchir sur des pistes d’amélioration des approches méthodologiques (capitalisation des expériences, stratégie de reverdissement, choix des sites d’intervention, etc.), d’explorer les opportunités de partenariat et de synergie avec les parties prenantes clés dans la mise en œuvre et réfléchir sur le processus de mise en place d’une plateforme des parties prenantes sur le reverdissement au niveau du Sénégal.

Le Programme « Les communautés reverdissent le Sahel » vise à reverdir 200 000 ha dans trois pays de l’Afrique de l’Ouest (Niger, Burkina Faso et Sénégal) dont 60 000 ha pour le Sénégal, valoriser les produits forestiers non ligneux issus de la régénération naturelle assistée (RNA) et mener des actions de plaidoyer et lobbying pour la prise en compte de la RNA dans les décisions politiques. Ce programme s’aligne bien avec les objectifs du Sénégal dans le cadre de la Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) où l’Etat s’est fixé 500 000 ha de mise en défens/RNA avec l’appui des organisations non gouvernementales.

Ces objectifs ambitieux et audacieux témoignant des défis à relever, expriment tout de même la nécessité de réunir tous les acteurs potentiels susceptibles de contribuer à l’atteinte des objectifs du projet. A cet effet, le présent atelier a vu la participation des députés membres du Réseau des Parlementaires pour la Protection de l’Environnement au Sénégal (REPES), des producteurs leaders et des maires des communes étudiées (Mboula, Diouroup, Diognick, Khatre Sy et Koussanar), des représentants d’ONG et des services techniques (eaux et forêts, agriculture, élevage).

Dans sa première partie, les discussions ont tourné autour des résultats d’études portant sur la revue du cadre légal des politiques de reverdissement et de l’évolution des approches de la gouvernance. Les études ont mis en relief la pluralité des lois nationales et des conventions nationales ratifiées, et leur évolution d’une gestion centralisée au niveau de l’Etat à une gestion décentralisée, puis enfin à une gestion concertée qui soutient la participation des communautés à la gouvernance locale. Considérant qu’on ne peut pas prétendre gérer une chose sans connaître son potentiel, les échanges ont aussi porté sur les résultats de la revue documentaire sur les produits forestiers non ligneux (PFNL) et des situations de référence de la RNA dans les communes de Ndiognick, Mboula, Mbayène, Diouroup et Koussanar. Les discussions ont aussi été enrichies par le partage d’expériences de reverdissement des acteurs, notamment capitalisées par la Direction des Eaux et Forêts et des Etablissements Classées, de l’ONG SOS Sahel et de l’Institut National de Podologie à travers le programme Gestion Durable des Terres (GDT).

Dans sa seconde partie, la réflexion a été poussée autour des stratégies de mises en œuvre de la RNA, de la valorisation des PNFL et des politiques.

Au terme de cette première rencontre, des recommandations fortes ont été soulignées, dont les principales sont de :

  • Renforcer les alliances pour une vulgarisation de la RNA au Sénégal ;
  • Poursuivre le diagnostic dans les zones à fort potentiel de RNA ;
  • Identifier des filières porteuses pour la valorisation des produits forestiers non ligneux (PFNL) ;
  • S’appuyer sur les plateformes existantes (Plateforme GDT, les directives volontaires etc.) ;
  • Installer un cadre de réflexion spécifique sur la RNA ;
  • Intégrer les institutions de formation dans la mise en œuvre du projet dans le cadre de l’éducation environnementale pour un changement de comportement,
  • Mettre en place un fonds incitatif destiné aux producteurs qui vont pratiquer la RNA.

Dans les prochaines étapes, il s’agira dès lors pour le consortium du programme au Sénégal « Les communautés reverdissent le Sahel », d’exploiter les différentes contributions des participants pour affiner les différentes études de référence et de les restituer au niveau des différentes communes étudiées pour enfin tout compiler et dégager un plan d’action triennal.

 

08 Mar 2019

SENEGAL: HEARING SESSION – CANDIDATES IN THE PRESIDENTIAL FACING THE CRAFS

Les organisations membres du Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (Crafs) en collaboration avec la Plateforme nationale Directives volontaires et gouvernance foncière, ont organisé hier, jeudi 21 février, une séance d’audition citoyenne des candidats à la présidentielle de 2019 sur 4 thématiques principales.

Le Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (Crafs) qui regroupe Action Aid, Ajs, Cicodev, Cncr, Congad, ENDA PRONAT, en partenariat avec tous les acteurs du secteur économique ainsi que la société civile a procédé à l’audition citoyenne des 5 candidats à la présidentielle de 2019.

Quatre thématiques ont été soumises aux candidats, relatives aux préoccupations du monde rural, à prendre en compte dans les politiques publiques. Le premier thème porte sur «la gouvernance des ressources naturelles», avec tous les problèmes liés à la spéculation foncière.

Pour Alpha Ba, représentant de «Sonko Président», son candidat promet de faire une audite foncière afin de retourner la gestion des terres aux collectivités locales. Il s’engage aussi à faire de la refonte foncière une réalité.

Le mandataire de la coalition «Idy 2019», Abdoul Aziz Gueye s’engage au nom de son candidat à appliquer les décisions de la Commission nationale de réforme foncière.

Quant à l’accessibilité aux terres, Youssouf Diallo de Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) prône une gestion plus optimale qui privilégie les citoyens Sénégalais, conformément à la loi sur le Domaine national qui protège certaines terres, et aussi les forêts classés, entre autres.

Sur la deuxième thématique qui a trait à «la transformation des exploitations familiales», Youssouf Diallo relève que le pays doit être à un niveau de croissance basé sur l’industrialisation, tel que le souhait Macky Sall, avec la subvention des semences et des intrants à hauteur de 70%.

Pour Abdoul Aziz Ba, Idrissa Seck s’engage à respecter le protocole de Maputo qui vise à investir 10% des ressources dans l’agriculture. Car, une bonne agriculture ne peut se faire sans la maîtrise de l’eau et de l’énergie.

Pour Alpha Ba, Ousmane Sonko envisage de recentrer l’agriculture autour de l’exploitation familiale, en accompagnant les agriculteurs dans la diversification agricole et la transformation.

Quant à la thématique sur «la gouvernance alimentaire et nutritionnelle», le mandataire de BBY note que son candidat a doublé la production en riz à hauteur de 1.150.000 tonnes par an.

Pour Alpha Ba de Pastef, son candidat prend l’engagement de réduire les importations pour promouvoir l’autosuffisance alimentaire mais aussi booster les cantines scolaires.

Venu représenter le candidat de la coalition «Madické 2019», Habib Sy, ancien ministre de l’Agriculture de dire, en tant qu’initiateur du Protocole de Maputo, son mentor est décidé à aller au-delà même des 10% préconisés.

La dernière thématique a porté sur «la gouvernance de la santé». Dans ce volet, «Idy 2019» décide de reconduire la Cmu en y apportant des modifications, à maintenir les politiques de santé et à prendre en compte les urgences médicales.

«Sonko 2019», indique la prévention est au cœur de sa politique sanitaire et propose une réforme de la carte sanitaire, avec la création de structures sanitaires de niveau 3 dans chaque commune.

Pour Habib Sy, son candidat milite pour le système d’assurance, avec des ambulances qui se déplaceront tous les mois avec à bord une équipe spécialisée pour aller dans les coins les plus reculés du Sénégal pour prendre en compte les préoccupations sanitaires des populations.

Le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), n’avait pas de mandataire à cette séance d’audit citoyen des prétendants à la présidentielle.

Source: https://fr.allafrica.com/stories/201902220630.html