Publications/Rapports annuels

Quelques travaux de recherche menés dans le cadre de la lutte biologique au Sénégal

Le XXIe siècle marqué par la mondialisation, les exigences grandissantes des consommateurs les plus avertis, le développement durable et la préservation de la biodiversité pose le problème de l’utilisation des pesticides à cause de leurs effets néfastes sur la santé humaine et animale et sur l’environnement. La nécessité de trouver d’autres stratégies de lutte s’impose. Ainsi la lutte biologique semble constituer une alternative majeure pour une agriculture durable. La lutte biologique est définie selon l’Organisation Internationale de Lutte Biologique (OILB) comme l’utilisation d’organismes vivants, de substances inertes d’origine biologique, de produits phytosanitaires dits « biocompatibles », ou encore de substances actives vivantes ou inertes d’origine biologique ou non, qui peuvent être employées en lutte intégrée (parasitoïdes, prédateurs, pathogènes, antagonistes ou compétiteurs) pour prévenir ou réduire les dégâts causés aux cultures par les ravageurs et les maladies.

Exploitation de documents de recherches (articles, mémoires, thèses, rapports, etc.) en lien avec l’agriculture écologique et biologique

18 mars 2018

L’agriculture occupe une place stratégique dans la politique de développement de nombreux pays du monde notamment en Afrique Sub-saharienne. Il est un moteur incontournable pour l’atteinte des objectifs de croissance notamment dans les pays en voie de développement comme le Sénégal. De nos jours, l’utilisation des produits chimiques dans le secteur agricole est remise en question du fait de ses effets néfastes dans l’environnement en général. En effet, le changement climatique, la perte de la biodiversité, les problèmes de santé publique, les exigences grandissantes des consommateurs avertis sont autant de faits qui poussent à la recherche d’alternatives aux pesticides. Ce document est la suite de recherches qui ont été menées sur les thématiques comme la fertilisation organique des sols, les techniques de régénération des sols, et les transformations de l’adaptation et accompagnement des exploitations agricoles familiales dans un contexte de changement climatique. Ainsi il est présenté dans ce document quelques recherches choisies en fonction de leur pertinence et de leur faisabilité en vue de leur vulgarisation et de leur application par les acteurs du secteur agricole et pour la mise en place d’une agriculture durable et compétitive.

 

La nouvelle technologie génétique qui menace les systèmes alimentaires

Face aux menaces liées à la diffusion des OGM en général et de la nouvelle technologie CRISPR/Cas9 en particulier, Enda Pronat a signé la pétition qui exige un moratoire mondial (voir lien ci-dessous) et demande au gouvernement du Sénégal de maintenir le principe de précaution dans la future loi sur la biosécurité.

La reconquête de la souveraineté alimentaire repose fortement sur les dynamiques locales engagées dans une optique d’un développement durable à l’échelle du terroir. L’approche terroir vise à ce que les communautés locales parviennent à changer les modes de gestion des ressources locales à travers notamment l’élaboration de politiques territoriales cohérentes et arrivent à les défendre au niveau local et national comme un projet de société. Cette gestion écologique et les principes de l’agroécologie en particulier devraient donc se traduire par le développement d’organisations sociales et d’économie durables pour améliorer le bien-être des sociétés paysannes. Tout cela, doit être accompagné par un plaidoyer politique porté à terme par les communautés de base, et en premier lieu par les organisations paysannes partenaires d’Enda Pronat.

Rapport annuel ENDA PRONAT
Voies durables pour un meilleur système alimentaire au Sénégal

Le présent rapport est la troisième et dernière partie d’un effort d’investigation proposé par Misereor pour étudier et comparer les systèmes alimentaires durables qui ont été mis en œuvre par trois de ses organisations partenaires respectivement en Inde, au Brésil et au Sénégal. Cette étude traite des données du Sénégal et étudie les résultats au niveau des exploitations agricoles liés à la promotion de la sécurité alimentaire, et les pratiques durables pour la production agricole développées par ENDA PRONAT dans la région de Fatick au Sénégal. Cette publication est parue en 2018.

 

 

Des pesticides à une agriculture saine et durable

Le programme protection naturelle (Pronat) de enda Tiers Monde s’est inscrit avec ses partenaires de base dans un processus de recherche action sur les alternatives aux produits agro-chimiques. Ce processus a permis de construire une méthode d’approche et des outils vers un développement durable des terroirs. Après plusieurs années de recherche action, il nous semble important de capitaliser l’expérience. Il s’agit de réinterroger notre parcours et notre méthode de travail afin de mesurer les avancées avec nos partenaires de base et ainsi vérifier la pertinence de nos résultats par rapport à nos hypothèses de départ. Nous tenons à partager ces résultats avec nos partenaires stratégiques, les ONG nationales et internationales et personnes amies, tous ceux qui sont engagés dans les domaines de l’agriculture écologique.

Il est évidant que ce processus, même s’il a enregistré des résultats importants, n’a pas manqué de connaître des difficultés. Etant dans un processus de recherche action ces difficultés suscitent des questionnements qui entraînent de nouvelles hypothèses à partir des réflexions avec les acteurs de base et des institutions de recherche scientifique. C’est cette approche qui explique la diversité des thématiques abordées dans notre parcourt.

Nous constatons que les résultats des différentes expérimentations ne sont pas isolés. Ils ont fait l’objet d’ateliers nationaux et sous-régionaux. Ce partage d’expérience a favorisé la démultiplication des associations et des ONG engagées pour la cause d’une agriculture paysanne saine et durable. Enda Pronat et ses partenaires de base se retrouvent avec ces organisations dans des cadres de concertation pour porter le plaidoyer des petits producteurs. Cette étude est réalisée en 2010.

Pour la sécurisation des droits fonciers des femmes la stimulation des interventions pour un impact durable au Sénégal

La terre, au Sénégal, est une ressource qui est de plus en plus rare. De nombreuses communautés rurales sont confrontées à l’insécurité de jouissance en raison de la croissance démographique, de l’urbanisation galopante et des projets d’investissements publics et privés (étrangers) ayant une incidence sur le foncier. Dans ce genre de situation les femmes ont peu à dire dans ce qui se passe dans le domaine foncier. La loi sénégalaise stipule que les femmes et les hommes ont des droits égaux en ce qui concerne l’accès aux ressources foncières et naturelles ainsi que le contrôle de ces dernières. Cependant la gouvernance foncière est très décentralisée dans le pays. Les décisions relatives à la terre sont prises au niveau local et souvent, les pratiques coutumières et traditionnelles où les femmes héritent rarement de la terre, prennent le dessus sur les lois. La terre est en général une propriété familiale gérée par le chef de famille, qui est habituellement un homme. Cette publication est parue en 2018

Analyse et mise en perspective des exploitations familiales agricoles et agro industries au Sènègal

Dans un monde en perpétuelle croissance démographique et dans un contexte de rareté des ressources naturelles, le défi de la sécurité alimentaire mondiale est de plus en plus préoccupant. Face à cette situation et aux graves crises qui en résultent, l’enjeu au niveau mondial est de promouvoir des systèmes de production et d’alimentation aptes à concilier performances économiques, sociales et environnementales. Cette étude est réalisée en 2016.

Si on écoutait la terre pour une agriculture paysanne durable

Depuis 2007 et 2008, nous assistons à des phénomènes inédits d’accaparement des terres africaines, dans un contexte où l’Afrique ne parvient pas à contrôler sa souveraineté alimentaire, connaît toujours une croissance de sa population, et où la gestion de l’espace pour le développement des activités rurales se complique avec des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Les jeunes sans emplois s’adonnent à une émigration désastreuse, tandis que les phénomènes liés aux changements climatiques affectent les villes et les espaces ruraux. Cette publication est parue en 2015.

Capitalisation de bonnes pratiques agro-ècologiques

L’Initiative de l’Agriculture Ecologique Biologique (I-AEB) a pour mission de promouvoir des stratégies et des pratiques écologiquement rationnelles entre les divers acteurs de la production, la transformation, la commercialisation et l’élaboration des politiques pour protéger l’environnement, améliorer les moyens de subsistance, réduire la pauvreté et garantir la sécurité alimentaire.

L’objectif global de cette initiative est d’intégrer l’agriculture écologique biologique dans les systèmes nationaux de production agricole d’ici 2025 afin d’améliorer la productivité agricole, la sécurité alimentaire, l’accès aux marchés et le développement durable en Afrique.

Capitalisation de bonnes pratiques agroécologiques