Etude sur les mécanismes de gestion des semences: Cas du Sénégal

Etude sur les mécanismes de gestion des semences: Cas du Sénégal
Etude sur les mécanismes de gestion des semences: Cas du Sénégal

La gestion des semences se trouvent actuellement dans une situation mixte dans la plupart des pays francophones d’Afrique de l’Ouest : i) d’une part, les gouvernements sont sous la pression des entreprises internationales, qui semblent très déterminées à contrôler les semences partout dans le monde, et militent ainsi à avoir des lois harmonisées sur les semences; ces lois viseront à orienter la gestion des semences dans la même direction que celle des pays européens et nord-américains ; de telles lois déposséderaient, dans un futur que les entreprises internationales souhaiteraient proche, les agriculteurs de leurs semences, criminalisant l’utilisation des semences indigènes; ii) d’autre part, les gouvernements sont confrontés à une situation où l’agriculture familiale est dominante dans les zones rurales, avec un mécanisme presque sui generis de gestion des semences; dans ce système d’agriculture familiale, les agriculteurs utilisent encore, dans leur grande majorité, des semences locales et autochtones selon les us et coutumes en vigueur dans leurs communautés depuis des millénaires, et ne sont pas prêts à respecter la réglementation nationale, en particulier dans la production alimentaire.

Les enquêtes se sont déroulées dans 12 communes situées dans 7 régions du Sénégal (Dakar, Thiès, Diourbel, Fatick, Kaolack, Kaffrine et Tambacounda) qui appartiennent à trois zones agroécologiques que sont les Niayes, le Bassin Arachidier et le Sénégal Oriental (www.isra.sn). Voir figure 1 ci-dessous. ENDA PRONAT, point focal COPAGEN Sénégal, a participé activement à cette étude.